Matériel

En choisissant le voyage à vélo, nous faisons également le choix de l’autonomie. Pouvoir dormir où on veut, quand on veut, manger… Bref, être autonomes. Comme les escargots, on doit donc porter notre maison sur le dos. Mais parfois, nous prendrons aussi l’option confort d’un vrai lit, pour recharger toutes les batteries ! Voici, pour ceux que ça intéresserait,  le matériel de bivouac que nous avons choisit. Nous avons privilégié le confort au détriment du poids et du volume, car nous pensons (on verra à l’usage) que le confort c’est ce qui permet de tenir dans la durée, de rendre les moments difficiles moins difficiles !

Quelques retours d’expérience 4 mois après le départ… 

Matériel de bivouac 

  • Tente (Hôtel 1000 étoiles) : Exped Andromeda II Extrem plus. Nous l’avons déjà utilisée pour un voyage, elle est très très spacieuse, ce qui est agréable, mais pas très « passe-partout », ce qui l’est un peu moins. Exped ne l’a produit plus depuis cette  année. On est bien contents d’avoir cette grande Abside pour les jours de pluie ! Et on arrive à la caser presque partout, le vert est bien discret. En résumé, on en est bien contents, sauf quand il s’agit de la porter lors des treks ! 
  • Matelas : Exped Synmat 7 L : Gonflables, 7 cm d’épaisseurs, un garnissage synthétique pour mieux isoler. Nous en DSC_0383sommes contents et les espérons costauds vu le poids et le volume… RAS
  • Oreillers Thermarest : indispensable pour bien récupérer, reposer les cervicales, se détendre… le modèle Low-cost en mousse est hyper confortable, je ne l’échangerai pour rien au monde. Celui en plumes coute un bras et n’apporte pas un excellent confort. Nous avons cousu des taies d’oreiller légères pour les salir le moins possible.  
  • Duvets Cumulus Panyam 600. En plumes. On espère qu’ils nous tiendront suffisamment chaud pour les nuits fraiches. Parfaits jusqu’à présent. Pour les nuits à moins de 0°, on s’habille chaudement dedans. 
  • Réchaud Optimus Polaris : il combine gaz et multicombustible. On essayera de cuisiner, autant que possible, au gaz, pour éviter les odeurs de l’essence et le bruit de fusée du réchaud. On a longuement hésité avec un combi réchaud à bois + réchaud Alcool mais non seulement ces deux combustibles ne sont pas toujours faciles à trouver (l’alcool dans certains pays, le bois à certaines altitudes) mais en plus, si la perspective de devoir chercher du petit bois pour cuisiner nous parait géniale quand on y réfléchit de notre canapé, je ne suis pas certaine qu’après une journée pluvieuse de vélo ça aurait été la même… On a connu quelques galères liées à la non maitrise de l’engin… en fait, il faut pomper beaucoup plus que ce qui est écrit sur la notice à haute altitude. Le réchaud à alcool aurait été plus léger, et on en trouve assez facilement ici. Cela dit, la rapidité de cuisson de l’essence est appréciable après de grosses journées. Et en prévision de la traversée de pays musulmans, ça reste un bon choix. Pour des voyages en Europe, on privilégiera bois+alcool. 
  • Popotte optimus terra HE : alors oui, c’est de l’alu anodisé, pas tip top pour la santé parait-il, et elle est vraiment plus lourde que ses concurrentes en titane. Mais quand on a pas d’huile ou de matière grasse, le revêtement anti adhésif change la vie et la cuisson, et se faire plaisir en mangeant, c’est important ! Avec deux casseroles et une poêle, on peut multiplier les préparations et se concocter des trucs moins insipides et dégueu que des pates sans sauce à tous les repas de bons petits plats 🙂 Elle est super, vraiment pratique. C’est le bon plan d’avoir une poêle, anti-adhésive en plus, pour se faire des omelettes ou revenir des légumes à intégrer dans les pâtes ! 
  • Couteau Light my Fire avec allume feux : je pense qu’on ne se servira jamais de l’allume feux, mais il tient bien en main, et coupe super bien. 

Vêtements 

Alice :

  • Deux tee-shirt Mérinos légers manche courte (125g et 150g) et un débardeur mérinos (150g), le tout de marque Icebreaker : parfaits, ne sentent pas, évacuent bien la transpiration, mais tiennent chaud quand ça se rafraichit. Se détendent un peu par contre…
  • Deux tee-shirt manches longues en laine Mérinos : un léger (125g) et un épais pour le froid (260g)  : le léger (Icebreaker) a été perdu dans un bus, remplacé par un de même grammage (150g) de marque RAB. C’était mon préféré, le plus polyvalent, à la fois dans l’effort et au bivouac ou pour dormir. Vraiment un achat que je ne regrette pas, que je regrette d’avoir perdu par contre. J’étais contente d’avoir le tee-shirt chaud lors des nuits froides. Pas testé en effort à ce jour. 
  • Un coupe vent RAB Women VR’Lite : il coupe bien du vent, résiste aux petites pluies, mais se révèle finalement trop chaud pendant l’effort, si on veut juste se protéger du vent. 
  • Veste Merinos Icebreaker cascade 260 : remplace une microglossaire avec les qualités du Mérinos : respirabilité, hygiène… Je ne la quitte pas beaucoup. 
  • Veste Merinos Woolpower 400 : très belle conception, bien chaude mais respirante. Elle n’est pas indispensable au vu de ce que j’ai déjà, mais je m’en sers quand même. Elle pèse lourd par contre. 
  • Doudoune Cumulus Incredilite Woman : excellent rapport qualité prix, un bonheur à porter !!! 
  • Deux pantalons Millet (dont un transformable en short) : j’en ai un en beige, le tissu garde les traces d’eau… L’autre fait des bouloches. Ils sont portés très souvent, mais à ce prix là, je m’attendais à mieux en terme de qualité du textile. 
  • Chaussettes Icebreaker et Tektro : deux paires légères, une intermédiaire, une chaude : parfaites, sauf une paire de Icebreaker légères ou des trous sont apparues suite au frottement dans la chaussure lors d’un trek. 
  • Deux collants en mérinos : un épais de 260g (smartwool), et l’autre de 150g (icebreaker) : ils me servent tout le temps : pour dormir, pour marcher, pour mettre sous ma robe en « tenue civile ». Je prévois de les mettre sous mes pantalons légers par temps froid. J’en suis très contente. Mais l’élastique du Smartwool commence à faiblir… 
  • Protection : Deux tours de cou, un chapeau, un bonnet péruvien en laine très lourd mais très douillet !
  • Gants : on a adopté le principe des couches pour plus de polyvalence et légèreté au final : sous gants légers pour tout temps, gants chauds (médium) pour temps froids, et sur-moufles imperméables pour la pluie !

En résumé, beaucoup de vêtements en Mérinos. C’est couteux, mais en s’y prenant à l’avance pour sauter sur toutes les promotions possibles, c’est accessible. Et la qualité et le confort d’utilisation sont au rendez-vous, ce qui me parait primordial quand on a pas beaucoup de vêtements 😉 Si je devais être un peu critique sur ma garde-robe, je dirai que j’ai peut-être trop de vêtements chauds qui font doublon (doudoune + veste à 400 gr Mérinos…) mais pour le moment, on n’a pas encore traversé le froid et je me sers de tout. C’est donc bien, mais pas forcément indispensable ! 

Publicités

2 réponses à “Matériel

  1. La popote, c’est super important ! Quand on est affamés le soir, il faut de quoi cuisiner et là on apprécie. On a fait un voyage de 3 mois en cuisinant au bois, c’est super sympa mais on a tout de même choisi de passer au multi-combustibles car le bois est exigeant : Autant ramasser le petit bois est sympa (quand il ne pleut pas), autant rester près du réchaud tout le temps pour y insérer les brindilles peut devenir prenant.
    Quant à la tente, nous l’avons également choisie spacieuse, c’est notre maison pour de très nombreuses nuits, faut pas qu’on s’y sente trop à l’étroit.
    Bons bivouacs !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s