En passant par la Bretagne…

Du 21 juillet au 1er Août 2015

Nous voila seuls, un sentiment singulier me traverse, avons-nous fait le bon choix ? Pourquoi diable faire des dizaines et des dizaines de kilomètres à 10 ou 15 km/h ? dans quel but ? Y a-t-il seulement un but ? Faut dire qu’on s’ennuie sur le canal de Nantes à Brest, le paysage ne varie pas d’un yota, du plat, du plat et encore du plat, mon esprit vagabonde, je me prend pour Rimbeau !

Heureusement, une bonne crevaison me permet de me sortir des ces questions existentielles d’une banalité afligeante. La chambre à air s’est déchirée au niveau de la valve, pas besoin de se casser la tête à mettre une rustine, elle est bonne à jeter.

Je redémarre, enfin, mets le 1er coup de pédale et bing, la chaîne se casse à nouveau ! Les nerfs montent, quelques mots en alsacien pas trop sympas sortent, je tape un peu sur le vélo à la Rambo. On perd une bonne heure avec tout ça et je commence sérieusement à m’inquiéter par rapport à ma chaine, mais bon, on a assez de maillon pour tenir quelques temps…

Alice me surprend, ces péripéties ne lui font ni chaud ni froid, elle est calme et sereine pendant que je peste, elle doit surement se prendre pour le Dalaï Lama, faut vraiment pas qu’on reste trop longtemps sur ce canal, elle va finir par léviter tellement elle est zen !

On termine notre journée par un bon détour bien galère dans la forêt à pousser les vélo sur une pente en terre, merci le GPS !

Benoit

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De Redon à Josselin

Quelle journée pourrie ! Ce n’est pas vrai, il y a des variations de paysage le long du canal, mais de quoi nous tenir en haleine non plus… C’est plat, mais c’est un faux-plat montant, sur un revêtment qui accroche, bref, ça ne fait pas vraiment rêver. Et c’est vrai que les premiers jours sont propices à la réflexion et à l’introspection… mais ce qui m’angoisse surtout, c’est le rendez-vous fixé à Morlaix le sur-lendemain, près de 200 km plus loin… On termine cette journée de pédalage à 22h, après 70 km de pédalage où je me serai trainée comme jamais, dans un camping de Josselin type « camping des flots bleu », sur un constat amer : on n’a pas la forme physique de Chris Froome (surtout Benoit, vous vous en doutez) ni ses formules magiques pour gagner, pas la mécanique bien huilée de son vélo et pas de gentils masseurs qui nous attendent à l’arrivée dans un bus grand luxe pour se décontracter. Donc à la fin de cette journée, on mange des chips, j’ai encore plus de mal à marcher qu’à pédaler, chaque mouvement est une torture, et on commence à envisager de rejoindre Morlaix à temps par voie motorisée… 

De Josselin au Barrage de Guerledan

Au petit matin, la décision est prise : on doit trouver un moyen d’amener nous et nos vélos en temps et en heure à Morlaix. Constatant qu’il n’y a pas de train à Pontivy (incroyable!) j’élabore une stratégie ultra compliquée, chronophage et couteuse digne des plus grands Tron de Bouchony (pensée pour mon papa, mon maitre en la matière). Heureusement, nous avons des amis en or qui ne me laissent pas aller à fond dans mes bêtises et Armel nous propose de venir nous chercher le soir à Mur de Bretagne avec son camion. Merci merci merci !

Du coup, la bonne humeur nous accompagne, on se sent plus légers, sûrs d’arriver à temps, et on pédale à bon rythme. C’était sans compter sur le mauvais œil qui nous suit, et une nouvelle crevaison pour Benoit… Première réparation, la fuite survit à la rustine. Deuxième tentative, deuxième échec… Il décide de changer de chambre à air et utilise ainsi la dernière que nous avions en réserve pour les 16 prochains mois… Cool pour un troisième jour ! Pendant qu’il répare, nous sommes accosté par une petite dame du coin, qui au fur et à mesure de la conversation nous raconte des histoires de plus en plus tristes de sa vie. On est hyper mal à l’aise, c’est limite glauque, le mauvais œil nous suit ? Du coup, blasé par les histoires de la dame, Ben commence à confondre vitesse et précipitation, et cogne mon vélo avec le sien, provoquant la chute des deux. Rien de cassé, mais le GPS est tout rayé et son bouton abimé. Après tout, c’est bien fait pour lui, il ne nous a jamais ménagé en nous faisant toujours passer par les pires voies pour relier un point A à un point B. La veille encore, après 7h de pédalage, il nous a fait passer par une petite route de forêt avec une montée en escalier pour aller au camping, alors que la belle route goudronnée que nous suivions depuis le début nous y conduisait sans aucune montée ni détour…

Arrivés à Mur de Bretagne, après un gros cafouillage de point de rencontres, nous retrouvons enfin notre sauveur Armel, qui nous amène illico presto à Morlaix, en évitant les barrages routiers. Benoit laissera un de ses précieux caleçon chez Armel en guise de remerciement après notre départ. 

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Suivrons deux jours de « repos » bien arrosés et bien dégustés, dont nous ne vous ferons pas le récit, mais qui se solderont par la repeinte d’un mur chez nos hôtes.

Allez, on répare les bêtises !

Allez, on répare les bêtises !

De Morlaix à Saint-Jean du Doigt

Après l’atelier peinture, nous reprenons la route pour garder un rythme actif et continuer à avancer. On décide de suivre la côte nord de Bretagne par l’itinéraire du tour de manche, ou eurovélo 4. Cet itinéraire longe les côtes bretonnes. La route est magnifique, on fait face à nos premières (mais loin d’être les dernières) côtes (entendez par là « montées terrifiantes ») de Bretagne. Parce que oui, si certains moqueurs avaient encore des doutes, la Bretagne c’est loin d’être plat. C’est plutôt une alternance de montées et de descentes, assez abruptes. D’ailleurs, on se retrouve en fin de journée face à une belle montée à 14 % entre la pointe de Primel et Plougasnou. On échouera contents mais fatigués au petit camping de Saint-Jean Du Doigt (quel nom charmant). La pluie commence à battre sur la tente au milieu de la nuit et ne cessera plus jusqu’au lendemain midi. Un petit souvenir nostalgique de la Slovénie l’été passé…

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De Saint-Jean du doigt à Lannion 

On redémarre sous le crachin, mais la route côtière est magnifique. Des éclaircies nous permettent de profiter de la beauté des plages de sable blanc, eau turquoise, petites embarcations amarrées et familles qui jouent sur la plage… Un doux air de vacances. A l’approche de Lannion, le ciel noircit et comme on a oublié de profiter de l’éclaircie pour faire sécher la tente, on décide de prendre une chambre d’hôtes pour sécher. C’est une bonne idée, car on étend toutes nos affaires qui sèchent très bien. Par contre, la chambre est tout ce qu’il y a de plus vieillot et kitch : napperons qui gardent la poussière sur tous les meubles, trois bouquets de fausses fleurs dispersés dans la chambre, des tableaux de style radicalement différents un peu partout, dont un avec une femme dénudée avec pour titre « en avril, ne te découvre pas d’un fil ». et pour parfaire le décor, Benoit retrouve un ongle rongé sur sa table de chevet ! On rigole (un peu jaune en pensant au prix). Mais, ne nous en déplaise, un bon lit, une grosse couette, quand il pleut dehors, ça a toujours la saveur du bonheur et je dors comme un bébé.

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De Lannion à Perros-Guirec

Le lendemain, on se lance sous la pluie sur la route entre Lannion et Perros Guirec. Ce qui est bien, c’est qu’on décide toujours de démarrer quand il commence à pleuvoir, en se disant « ça va passer ». Mais je me réjouis, c’est un coin que j’adore ! Belle déception, la piste cyclable nous fait passer par les petites routes de campagne. Le paysage, c’est à peu près toujours ça : talus, fougère, jolie maison en pierre, champ de maïs, une vache, talus, fougère, ferme…  C’est sympa 5 minutes, mais vite lassant, encore plus quand il pleut. A Trebeurden on s’arrête manger un sandwich dans un petit rad très sympa où les gens nous conseillent de suivre la départementale le long de la côte plutôt que la piste cyclable qui nous renvoie dans les terres. On est pas déçus de les avoir écoutés ! La route est magnifique, on en oublie presque le trafic. On campe à Louannec, sous un vent qui nous donne bien des difficultés à planter la tente…

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De Louannec à Paimpol

Au petit matin, notre amie la pluie est toujours là. Elle nous offre un instant de répit le temps de replier la tente, avant de reprendre de plus belle pour notre départ vers Paimpol. Cette étape est vraiment difficile pour le moral, sous la pluie, contre le vent, et encore dans les paysages « fougère, talus, maïs, ferme »… Mais cette fois, pour nous maintenir éveillés, la piste cyclable nous fait passer par des endroits improbables. On se retrouve tout d’un coup sur un petit chemin de forêt, à pédaler dans la boue et dans les pierres, avec des de courtes montées bien pentues à affronter. Un avant goût de la carretera australe ? En tout cas, sage comme je suis, je pousse mon précieux jusqu’au sommet, consciente que contre la boue et les cailloux, mes jambes ne suffiront pas. Ben, lui, relève le défi, et se ratatine dans la boue en râlant 😉

Arrivés à Paimpol, on profite du beau temps en soirée pour manger des moules-frites sur le port, le goût des vacances !

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De Paimpol à Etable sur mer 

Des paysages magnifiques sur la route des falaises. Du bonheur et du soleil remettent nos sens en éveil. On se rappelle mieux pourquoi on a choisi le vélo : pour voir le paysage se découvrir petit à petit devant nos yeux grands ouverts comme deux enfants, pour échanger avec les gens rencontrés lors des pauses sur le bord de la route, pour échanger un sourire ou un bonjour avec ceux que l’on ne fait que croiser. Le voyage à vélo c’est un voyage à taille humaine. On vient de parcourir en 4 jours ce que j’ai toujours découvert auparavant en 4 heures… Rien n’est pareil, tout est plus fort.

Même l’agacement quand on arrive au camping qu’on nous a conseillé, qui coûte une blinde pour une prestation bien plus médiocre que ce qu’on a rencontré en camping municipal jusque là. Tout se paye :1€ l’heure de wifi à l’heure où on trouve partout du wifi gratuit, une piscine avec jaccuzzi, chouette ! Sauf qu’il faut raquer 1€50 pour une minute de bubulles… Des tables de ping pong ? 0,5 cts la location de la raquette… A force de prendre les touristes pour des pigeons pas étonnant qu’ils se comportent comme des fions. On déteste. Mais bon, ça ne vient pas entacher une journée d’émerveillement que l’on termine, pour une fois, sans avoir eu à sortir nos k-Ways.

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D’Etable sur Mer à Saint-Brieuc 

On se réveille tout doucement, et pour une fois avec le soleil. Et comme on a payé trop cher ce camping qui n’en valait pas le prix, on joue les prolongations : pour moi, avancer sur les photos et le blog, et pour Benoit, essayer de régler son vélo. De toute façon, nous n’avons que 25 petits km à parcourir, certes avec de la montée, mais ça devrait le faire sans soucis. On prend notre temps. On décolle à 13h pour pique-niquer sur la plage et sous le soleil à Binic 5 km plus loin. On est bien, il fait beau, chaud, on est confiants et prêts à affronter la grosse montée que tout le monde nous prédit vers St Brieuc.

C’est après que les choses se corsent… On affronte avec peine, mais sans pousser, une grosse montée au dessus de Binic, qui nous conduit dans un coin très joli. Mais rapidement, les panneaux de l’eurovéloroute 4 et le tracé GPS de cette même route (téléchargé sur le site officiel) sont discordant. On ne sait plus qui croire… Mon seul objectif, est d’éviter de tomber dans la cuvette du Légué à St Brieuc pour ne pas affronter l’affreuse côte… On décide d’abord de suivre les panneaux, mais on tombe finalement dans un cul de sac sans indications. Demi-tour, on écoute le GPS. Et on en profite pour le régler sur Langueux, notre destination, chez Mam Gozh (pour les initiés 🙂 ). Sauf que cette machine stupide veut à tout prix nous faire passer par la nationale, ce qui nous vaut un nouveau demi-tour, bien énervés. Et c’est avec colère qu’on se lance à suivre de nouvelles indications de voies vertes en direction de St brieuc, alors qu’on est encore à 15 km et qu’on devrait déjà être arrivé. Une belle descente, bien que boueuse et pierreuse, s’ouvre devant moi, le GPS est ok pour que j’aille au bout, pas de panneaux contradictoires, j’y vais de bon coeur pour atterrir… dans une forêt d’orties ! Benoit est furieux, il avait repéré un chemin sur lequel bifurquer plus en hauteur mais je ne l’ai pas entendu… Après quelques mots grossiers entre nous et les conseils d’un vieux monsieur du coin qui passait par là et a dû nous prendre pour des fous, on décide de rebrousser chemin et de remonter la côte jusqu’à la bifurcation. Et c’est le moment que choisi la chaine de choucroute, le vélo de Benoit, pour casser une troisième fois… Les nerfs lâchent, c’est la grosse crise ! Mais au bout de trois fois, on a nos petites habitudes, et en 45 minutes, on est reparti ! Evidemment, le chemin nous conduira directement sur la côte du légué pour finir la journée en beauté… Quand on entame la descente, on ne prend aucun plaisir car on se sait condamnés à affronter ses 14% de montée au milieu des voitures. On y arrivera, sans pousser, mais en tirant sur nos dernières forces mentales. L’arrivée chez Mam Gozh pour l’heure de l’apéro, avec les amis, nous fait le plus grand bien !

DCIM100GOPRO

Jusqu’ici, tout va bien !

De Saint-Brieuc à Rennes 

On triche, on prend l’option train ! Il faut dire qu’on doit être à Rennes dimanche matin pour prendre le train pour Lille. On est hébergé à Acigné par Joël et Irène qui n’habitent pas chez eux mais chez Philippe en ce moment. Compliqué ? Pour mieux comprendre le pourquoi du comment, vous pouvez visiter leur blog : www.cyclomigrateurs.fr qui nous a bien inspiré pendant notre préparation.

Nous retrouvons Joël au camping de Rennes, qui est venu en vélo accueillir David et Marie qui reviennent de 15 mois de voyage à vélo http://breizhbiketrip.blogspot.ch, entrecoupés de pauses de vélo à cause d’une vilaine tendinite. La famille et les amis de David et Marie arrivent aussi, on se retrouve dans une soirée de retour de personnes qu’on vient à peine de rencontrer alors qu’on est sur le départ, mais tout cela est très très sympa, très chaleureux, tous le monde est absolument adorable à commencer par nos deux voyageurs de retour. C’est un beau passage de relai. Nous leur souhaitons plein de bonheur pour cette nouvelle page de leur vie.

Le vrai retour pour eux se fera le samedi, entre Rennes et leur ville d’origine, à 30 km, accompagnés des amis et de la famille en vélo. Nous renonçons à nous y joindre, à regrets, pour nous concentrer sur la réparation du vélo de Benoit et arpentons les vélocistes Rennais toute la journée. Grâce à Philippe de Vélofasto et à Chic Cycl à Rennes, nos vélos sont prêts pour affronter la Belgique dès la semaine prochaine, et peut-être même le Pérou…

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A bientôt et des bisous !

Alice et Benoit

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11 réponses à “En passant par la Bretagne…

  1. Beaucoup de choses à lire, on est gâté !
    J’ai bien rigolé 🙂
    Malgré vos galères, ça donne envie quand même envie de tout laisser tomber et faire la même !
    En tout cas je reste convaincu qu’emmagasiner du gras avant de partir était un bon conseil, vous en aurez besoin avec tout ces efforts !

    Allez, bonne route, j’attends le prochain article avec impatience 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. Excellent !
    J’ai l’impression que Ben va plus se muscler les bras que les jambes aves toutes ces crevaisons !!
    Vivement la suite en attendant je regarde mouk mouk bien à l’aise sur mon canapé 🙂
    Bon courage !!

    Aimé par 1 personne

    • Je le soupçonne d’ailleurs d’avoir organisé ça de toute pièce, vu qu’il est complexé par ses bras et ses épaules… Je peux te jurer que Mouk Mouk est un menteur, on ne le voit jamais en ch… !

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  3. Eh ben, vous démarrez fort avec quelques galères! Autant avoir les trucs pénibles au début, comme ça c’est fait!
    Profitez bien de la suite, je vous lirai avec grand plaisir!!!
    Bisous
    Manue, ancienne TDMondiste motorisée

    Aimé par 1 personne

  4. bon, les galères, maintenant ça va ! c’est peut-être pas absolument obligatoire ! même si ça crée des rencontres et des liens. Il vous reste assez d’énergie pour pédaler et pour écrire et on en profite. tenez bon, on vous accompagne.
    christian

    Aimé par 1 personne

  5. Ils ne savent déjà pas quoi inventer pour nous tenir en haleine, ces deux là…
    En trois jours ils ont eu plus d’ennuis mécaniques que nous en six mois, faut le faire ! Et pourtant on a les mêmes vélos, et les routes bretonnes sont quand même plus faciles que celles d’Albanie.
    ————
    En tout cas, ce fut un vrai plaisir de vous accueillir à Rennes en tant que Warmshowers, même si ce n’était pas dans notre maison, et de rouler un peu ensemble.

    Aimé par 1 personne

  6. Salut, on a vu que vous avez croisés Joel et Irène !
    Nos tata et tonton d’adoption.
    Si jamais vous passez dans le Sud Manche pour monter vers la Belgique, vous êtes les bienvenus. Entre Granville et Avranches.

    On fêtait pour notre part, notre départ pour le tour d’Europe avec nos gars. C’était il y a 2 ans ! Puis déjà 1 an que nous sommes rentrés !
    En tout cas, bon voyage !
    La Fameuhly

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    • Bonjour la Fameuhly ! 1 an déjà ! On avait suivi assidument vos aventures et maintenant on va suivre votre nouvelle vie qui s’annonce sous de bons auspices ! ça donne des idées…
      On avait prévu de passer par le Sud Manche, mais vu notre rythme d’escargot et nos soucis, on a finalement opté pour le train de Rennes à Lille, pour être plus cool et ne pas louper notre bateau… Mais ça aurait été avec plaisir, merci pour la proposition !
      A bientôt ! Alice et Ben

      J'aime

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