Premiers pas au Pérou, mais quand est-ce qu’ils pédalent ?

Lima, du 1er au 5 septembre

A 18h20, nous passons enfin le seuil du port, avec nos vélos !!!! Et sans avoir eu à nous défaire d’un bras… A la fois complètement hébétée par ce qu’on vient d’éviter, et aux aguets après avoir entendu pendant toute la traversée que Callao était un coupe-gorge, je ne quitte plus mon vélo d’un demi-centimètre et j’ai peine à récupérer le sourire. Notre taxi nous attend, c’est un monospace. Après une rapide étude de la situation, le chauffeur comprend vite que nos vélos ne rentreront pas et entreprend le démontage de tous ses sièges arrière. Il décide de rentrer les vélos sur le dos dans son véhicule, dans la longueur, mais pour les faire passer, est également obligé de démonter les poignées de son véhicule. Le pauvre, il a gagné sa soirée !

Nous arrivons à l’auberge vers 20h, après avoir traversé une bonne partie de la ville, et sommes généreusement invités par nos anges gardiens franco-péruvien à diner, ce qui nous permet d’atterrir en douceur, de glaner des conseils et des informations et de partager un bon moment. Du bonheur, quelle générosité !

Mercredi, nous mettons du temps à émerger et ne sommes pas non plus hyper pressés de sortir. On a tellement été prévenus à moult reprises des dangers de Lima, qu’on risquerait presque de se cantonner au confort de notre auberge presque parfaite ! Heureusement, notre famille adoptive vient nous chercher pour déjeuner… des ceviches ! La spécialité locale : du poissons cru frais, mariné dans du citron, de la coriandre, et de l’ail. La sauce produite se nomme : le Dulce de Tigre. Il y en a de toutes sortes, on se régale !!!

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Un petit détour après le repas pour passer voir la plus vieille brasserie de Lima, déguster un Pisco, et nous voilà de retour à Miraflores. Avec Ben, on n’a pas trop la forme physique ces derniers jours, on est tout le temps épuisés. Tranquilo, tranquilo… C’est un peu incompréhensible vu notre niveau d’activité des dernières semaines… A croire que moins on en fait, moins on a envie d’en faire et moins on en fait, la reprise va être difficile !

Jeudi, balade dans le quartier de Miraflores. Alors, « quartier », entendons nous bien, c’est à l’échelle de Lima, en fait c’est un district dans la tentaculaire capitale de 10 millions d’habitants environ (l’agglomération, soit près d’1/3 des habitants du pays). Le district de Miraflores a son propre Maire. C’est un quartier touristique et aisé de Lima, où se situent beaucoup d’auberges, de casinos, d’ambassades etc. C’est donc le quartier des expatriés, donc on y retrouve toutes les têtes et toutes les langues, mais ce n’est pas très très représentatif du Pérou.

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Les chats squattent le parc Kennedy

C’est toutefois un quartier très agréable, en bordure du Pacifique, bon point de chute pour découvrir Lima. Nous visitons le site archéologique de Huaca Pucclana, un temple de l’époque précolombienne au milieu du quartier ! Construits par la civilisation Lima, qui le dédiait à la divinité de la Mer, il a ensuite été utilisé comme cimetière par les Wari (qui ont remplacé les Lima) puis laissé de côté par les Incas et par les espagnols. Les travaux archéologiques ont débuté en 1981, mais seulement 6 hectares sur les sans doute 20 hectares du site sont mis à jour, le reste étant recouvert de maisons et builidings.

Vendredi, c’est notre dernier jour « complet » à Lima. Après avoir partagé un repas de poissons frais à la Punta, en bordure du pacifique (et du même temps retrouvé notre cher port DP World) nous partons visiter le centre ville de Lima. Après s’être quelque peu perdus dans les bus, on finit par arriver en fin d’après midi. Les rues sont très belles, de style colonial hispanique. Le palais du gouvernement est gigantesque, presque plus grand que la Cathédrale. Ça donne la dimension de ce que représente le pouvoir ici… Mais la plupart des sites ne sont ouverts que jusqu’à 16h, donc nous nous contenterons des rues et de la visite des catacombes de Sant Francisco. C’est une superbe basilique et un magnifique cloitre, orné de céramiques colorées. On s’y sent bien. Mais la visite se fait au pas de course, sans doute parce que c’est la fin de la journée et que la guide est moins à l’aise avec l’anglais qu’avec l’espagnol. On ne peut pas rester dans le lieu sans guide. Pas le droit aux photos non plus. Du coup, on a un petit goût de « pas assez » à la fin de la visite, on aurait préféré voir moins d’ossements et profiter plus du couvent, de son cloitre paisible, de sa belle bibliothèque etc… On tente donc de fuir le groupe avant la sortie, pour errer tranquillement dans le site, mais nous sommes démasqués en moins de 5 minutes par une guide espagnole et son groupe, nous lui faisons croire que nous venons d’arriver, mais elle nous propose de se retaper toute la visite des caves avec les ossements en suivant son groupe… Aïe, vraiment, une fois c’est bien, mais deux fois à suivre peut-être trop… On décide de rejoindre la sortie directement, la pauvre guide n’y comprends plus rien et on se sent un peu cons…

Au retour à l’auberge, Benoit se sent mal et commence à avoir de la fièvre, première intolérance gastronomique du voyage ! Karima, si tu me lis, nous en avons quelque fois rigolé, je te laisse imaginer la scène de l’homme souffrant, grelotant à gros frissons, dans son lit, prêt à poser sa signature sur ses dernières volontés… Le coupable reste non identifié à ce jour, même si, pur hasard ou coïncidence, comme lors de sa gastro foudroyante au Monténégro il avait mangé le jour même les calamars dont il raffole tant… Parfois, tête et estomac ne se comprennent pas 😉 Il lui faudra quelques jours pour retrouver un transit tout à fait normal, mais rien de bien méchant, on n’aura juste pas profité de la folie des nuits de Miraflores, même si grâce à la magie des simples vitrages et des murs en papier, fêtards et taxis klaxonnant étaient un peu dans notre chambre !

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Ce qui nous a marqué à Lima, c’est que malgré le nombre d’habitants et un urbanisme relativement anarchique, les rues sont très propres. C’est souvent le cas des capitales, encore plus dans les quartiers d’expatriés. Mais là, on l’a constaté dans la plupart des quartiers traversés en bus ou taxi, plus ou moins riches. La Ville s’étend entre plusieurs rivières, dans une zone assez désertique. De hautes falaises sur lesquelles s’est construite la Ville surplombent le Pacifique. Elles paraissent très instables, un mélange de sable et de roches, souvent retenu par des filets, parfois stabilisé par de la végétation. On peut facilement imaginé l’impact que peut avoir un phénomène comme « El Nino » ici. Tient, la météo, parlons en. Nous sommes en hiver, il fait environ 20/25° la journée, plus frais avec du vent le soir. C’est agréable. Mais surtout, à notre arrivée, nous avons appris que le phénomène El Nino, qui se reproduit violemment tous les 3 à 5 ans, est annoncé pour cet « automne » (de septembre à janvier), et que l’épisode qui s’annonce serait le plus violent jamais enregistré… Youpi, la malédiction du mauvais temps a traversé l’Atlantique avec nous !!! Concrètement, cela signifie que de fortes pluies vont avoir lieu du côté est de l’Amérique du Sud, en particulier en Equateur, Pérou et Bolivie, entrainant des inondations, glissements de terrain, un réchauffement des eaux et donc la mort de beaucoup d’animaux et une saison de pêche catastrophique… Donc voilà, emmerdant pour les cyclos, mais surtout désastreux pour les locaux dont les habitations ne sont pas conçues pour absorber sans effets un tel phénomène météo. Après avoir pris conseil auprès d’un ami du parrain de Benoit météorologue et discuté avec d’autres Cyclo, on décide de ne pas changer nos plans. Normalement, le phénomène impact principalement la côte, et son point culminant est en Décembre/janvier. On pense pouvoir être en Argentine à ce moment là… Et surtout, on avait calculé en « gros » notre itinéraire par rapport aux fenêtres météo de chaque pays, et si on change maintenant, on est surs de tomber dans les mauvaises périodes partout, pour éviter un phénomène dont on ne mesure pas à ce jour les conséquences.

Toujours par rapport au climat, passons à la page « mode », pour satisfaire tous nos lecteurs, même si ce n’est pas ma spécialité 😉 Malgré la douceur des températures, nous sommes en hiver. Et les locaux sont habillés en tenues automnales ou hivernales : jean, bottes, écharpes, collants… C’est surprenant ! On se repère ainsi encore mieux entre Gringos en short/jupes et claquettes…

Ce qui nous a aussi marqué depuis notre arrivée, c’est le bruit. Beaucoup de bruit 24/24, des klaxons en permanence, des bruits dans la rue, dans les restaurants la télé à fond… Impossible (durant ces 4 jours, mais on n’a pas tout fouiné) de trouver un espace « préservé » relativement calme. C’est un peu épuisant ! Et la très très grande différenciation architecturale des zones urbaines, de la favelas aux buildongs ultra chics et terrain de golf au centre de la Ville.

Samedi soir, pour la première fois au Pérou, nous chevauchons nos vélos pour rejoindre la gare routière et prendre le bus, qui nous conduira de nuit à Trujillo. Débuter le vélo de nuit, au Pérou, quelle grande idée !!! Un habitant nous prévient dès le début lorsqu’on lui demande la route « es muy peligroso ». Et c’est vrai que si nous avons la chance de suivre une piste cyclable bien protégée sur la première partie de notre itinéraire, la seconde partie se fait sur une deux fois trois voies à la circulation chaotique. Pour ne pas tenter le diable, on prend les trottoirs, et on mettra plus d’une heure à faire 8km… A la gare routière, le préposé aux bagages s’engage à ce que les vélos embarquent avec nous. Nous sympathisons un peu avec lui, et du coup, quand vient le moment du chargement et que ceux qui sont chargés de monter les bagages refusent de prendre les deux vélos dans le même bus faute de place, il négocie ferme et tout notre chargement finit par embarquer avec nous. Pour cette première virée en bus, on a choisit, de notoriété, la meilleure compagnie de bus du Pérou, pour être surs que les vélos embarquerons sans soucis, et aussi car six bus ont été attaqués sur la route que nous allons emprunter les 3 derniers mois. Les grosses compagnies sont moins sujettes à ces attaques. Tout le monde est filmé en entrant dans le bus et il ne s’arrête pas entre son point de départ et d’arrivée. C’est ainsi que 10h plus tard, à 8h du matin, nous débarquons à Trujillo.

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On a bien fait d’attendre 22H avant de manger le repas prévu dans le bus… un pain fromage et un biscuit, le grand malade est blême !

Au réveil, on a regardé derrière le rideau du bus, et découvert des paysages de montagnes dans le désert. Vraiment majestueux et surprenant. On n’imaginait pas ces paysages là au Pérou !

Trujillo, 6 au 9 septembre

A Trujillo, nous logeons à la très renommée, auprès des cyclotouristes, Casa de Ciclistas de Lucho et sa famille ! C’est étrange d’être ici, après avoir tant lu de récits de voyageurs qui y étaient passé.

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Dans le dortoir des cyclistes, les messages et cartes des voyageurs de passage sont nombreux, on voyage en regardant les murs ! Nous sommes accueillis par Rodriguo, Colombien, français d’adoption, qui est parti de Colombie pour faire tout le tour de l’Amérique Latine. Il y a Orlando, qui est mexicain, qui voyage depuis plus d’un an, en se posant pour faire de la construction écologique, pour faire et vendre de l’artisanat. Sa vie c’est le voyage, il n’a pas de « fin » prévue. Orlando et Rodriguo se croisent au fil du voyage et font des portions de route ensemble. Il y a aussi Jack, Canadien, qui a été adopté par la famille de Lucho et se prépare à une compétition cycliste dans un mois. Il a traversé les Etats-Unis et l’Amérique Centrale avant d’arriver ici. Deux voyageurs équatoriens qui ont été adopté par un chien sur la route, qui ne les quitte plus ! Thomas, un Italien qui a traversé l’Amérique Latine du Sud au Nord, et nous donnera des indications précieuses sur les endroits que nous allons traverser. Et un couple Franco-Hispanique, Virginie et Guerric, qui voyage depuis 2 mois en amérique Latine, arrive tout droit d’équateur et projette le même itinéraire que nous jusqu’en Argentine. Vous l’aurez compris, la casa de ciclistas c’est un joyeux mélange de cultures et d’expériences. Nous sommes un peu des novices au milieu de tout ce monde, puisqu’au cours du dernier mois, nos activités principales auront été de dormir, manger, se laver, marcher un peu, lire… Bref, l’inverse de la vie d’un cyclotouriste ! Mais c’est bien pour nous, parce qu’avant de partir, on s’enrichit de l’expérience des autres. Et puis à la Casa de Ciclistas, on se sent bien. Lucho et Aranceli n’ont pas grand-chose, une pièce pour eux et leurs enfants, et dédient la moitié de leur habitation aux cyclistes de passage. Une nouvelle casa de ciclistas, nouvelle maison pour eux aussi, est en construction. Nous l’avons visité de nuit. Espérons qu’elle leur apporte plus de confort et d’intimité !

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Avec Lucho

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Avec Virginia et Guirrec

Un petit mot sur Trujillo. Il y fait globalement plus chaud qu’à Lima. Dans le quartier où nous sommes, on sent bien que nous ne sommes plus dans la capitale. Il y a plus de petites maisons de bric et de broc, des marchés de rue partout. Tous les jours, les gens étalent leurs marchandises de récupération pour la plupart dans la rue sur des draps. Il y a beaucoup de déchets, le ramassage des poubelles fini à la sortie de la Ville, sur des tas. La Plazza de Armas, place centrale de toutes les villes d’Amérique Latine (et d’Espagne) est très jolie. On a aimé s’y poser pour regarder la vie s’y dérouler. Personne n’est venu nous tenir la jambe comme s’est habituellement le cas avec les Gringos !

Lundi 7 septembre, nous avons enfin enfourché nos vélos pour aller visiter le Huaco de la Luna, un temple de la civilisation Moche au nord de Trujillo. Cette civilisation a régné sur le nord du Pérou, en particulier autour de l’actuel Trujillo, de 100 après J-C à 800 après J-C. Toute l’activité de la Cité était tournée autour de la divinité principale, à laquelle il fallait faire des offrandes et qu’il fallait contenter pour s’assurer de bonnes récoltes et une bonne pêche. Les prêtres étaient en charge du lien avec les divinités, et donc extrêmement respectés. Lorsqu’ils mourraient, ils étaient enterrés avec des offrandes artisanales, qui rappelaient leur vie et ce dont ils souffraient. Il y avait beaucoup d’artisans dont toute l’activité était tournée autour de la réalisation d’offrandes. Les porteries et les sculptures sont extrêmement belles, très détaillées et très bien conservées. Malgré le fait qu’une bonne partie ait été pillée par les colons espagnols au XVème siècle. Musée et Site sont entièrement financés par des dons privés, aucun financement public… Notamment par CocaCola… Il faut donc boire de la m. pour préserver des antiquités 🙂 Le temple était dans le désert, nous avons donc eu le droit à nos premiers tours de roue en zone désertique. Perspective enchanteresse de voir Benoit dans mon rétro avec derrière lui, des montagnes de sable. On en a rêvé, on y est !

Initialement, on voulait partir mardi, mais on décide de prolonger pour visiter l’autre temple du coin, celui des Chimus, à Chan Chan (civilisation qui fait suite aux Moches). Et grâce à Virginia et Guirrec, nous avons découvert un nouveau site de planification d’itinéraire, ce qui nous permet de mieux appréhender le trajet, et ce à quoi nous devons nous préparer pour les semaines à venir. Les plus fins psychologues de nos lecteurs s’imagineront, peut être à raison, que nous avons du mal à nous lancer et à faire nos premiers tours de roue à Vélo. Les plus terre à terre penseront qu’on a le temps devant nous et que si on a choisit le vélo, c’est surtout pour la liberté de s’arrêter et de partir quand bon nous chante, ce que nous faisons. La vérité se situe sans doute entre les deux : après un mois et demi sans efforts, on a un peu peur d’attaquer directement l’une des portions de route les plus difficiles au Pérou : plus de 4000m de dénivelé positif en 280 km pour les 10 prochains jours…

Ce soir, notre itinéraire des 300 prochains kilomètres est à peu près calé, les vélos sont prêts, le moral aussi, les jambes un peu moins mais ça viendra, et nous avons des nouilles chinoises déshydratées dans nos sacoches en cas de pénurie. Plus rien ne nous retiens à Trujillo, c’est parti !!!

LES CHIFFRES DE L’ETAPE :

Il est de coutume, dans un blog de voyage, de donner les chiffres clés résumant les étapes récentes. Voici donc pour vous les statistiques d’Anvers (BEL) – Trujillo (PER) :

Nombre de jours : 29
Nombre de kilomètres parcourus à Vélo : environ 60, Benoit a (encore) oublié le compteur Camille !!!
Nombre de Miles Nautiques parcourus : J’ai oublié de demander, nous comptons sur Bernard, s’il lit cette page, pour nous souffler la réponse.
Nombre de km parcourus en bus : 568km, entre Lima et Trujillo
Litres de vin et de bière absorbés : au moins un tonneau
Chanson foirée au karaoké : 1/1
Parties de Ping Pong : Benoit : 0 – Equipage philippin : 10
Nombre de kilos acquis : Alice +3, Benoit+6. A noter que pour la première fois en 6 ans, c’est Benoit qui remporte cette épreuve !!!

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9 réponses à “Premiers pas au Pérou, mais quand est-ce qu’ils pédalent ?

  1. Salut les jeunes, 60 km terrestres = environ 33,33 miles nautiques…
    Content d’avoir de vos nouvelles. Nous poursuivons de notre côté notre voyage au Pérou et MF vous envoie un mail plus détaillé.
    Bonne route. Bernard

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  2. Bonjour Benoit qui a souffert et beaucoup surmonté , et bonjour Alice;

    Bonjour Bernard en attendant de prendre contact a votre retour en France;Nous sommes à Saint Nazaire;

    Lecture ligne à ligne « tous au salon » prévue cet apres midi;

    Avec Cyril; Camille a rendu son mémoire;Premier jour de congé de 2 sem pour moi;
    A bientot apres notre lecture;
    papa

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  3. Malgré l’atterrissage difficile, on suit avec plaisir les photos et les commentaires qui nous mettent dans le bain.
    Bisous
    Courage pour vos premiers kilomètres, le meilleur est à venir! 🙂
    les photos laissent présager de belles découvertes et de magnifiques traversées. N’oubliez pas l’eau pour les nouilles 😉 jajaja

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  4. Hello les deux baroudeur-euse-s,
    Je vous lis régulièrement et suis vos pérégrinations. Comme tu le sais, Alice, j’adore les couleurs chatoyantes et celles que vous postez me laissent rêveuse.
    Nous nous sommes ratés de peu lors de votre départ et vos galères en Bretagne. J’étais en vacances tout près de Lorient durant deux semaines (à cheval sur juillet et août). Fichu réseau, je n’avais pas de connexion internet. L’Amérique du Sud est parfois mieux desservie que certains coins de Bretagne. Comme quoi !
    Courage pour la montée à venir !
    De tout cœur avec vous.
    Bises
    Monique

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  5. Vous auriez pu rajouter les kms fait en France, ça aurait gonflé la stat principale, celles des kms parcourus à vélo ^^

    Je comprends enfin l’origine de la fièvre de Ben 🙂

    Entre la boutique « Grosse » et la civilisation des Moches, c’est pas très flatteur comme coin 😀

    Ca à l’air super beau tout ça, je vous encourage pas pour ces fameux kms difficiles car ils sont surement déjà parcourus !

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  6. Salut Alice et Benoît! Votre blog est rafraîchissant, hyper agréable à lire 😃
    On envisage de prendre la compagnie de bus Cruz del sur avec notre tandem. On est un peu inquiets, parce qu’on nous a prévenus aujourd’hui que s’il y avait trop de monde dans le bus, on nous refuserait l’entrée du tandem dans la soute… comment vous vous y êtes pris de votre côté??
    Grands mercis pour votre réponse! Et bonne continuation!
    Lise et Maxime

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    • Salut ! Merci 😊 on avait eu beaucoup de chance avec Cruz del sur car c’était un bus deux étages avec une soute minuscule. Mais comme on avait sympathisé avec le chauffeur et le bagagiste, c’est passé… globalement au Pérou on a toujours du discuter et négocier pour faire passer les vélos, et presque tout le temps payer un supplément. Le mieux c’est de faire de la lèche au chauffeur, c’est lui qui décide de tout… mais à chaque fois c’était un petit peu au petit bonheur la chance. Ils disent d’abord non pour te mettre la pression, tu lâches rien, et ça fini par passer. Quand on voit ce que les autres passagers mettent dans le bus, nos vélos c’est rien 😂 attention si ils vous le charge sur le toit, qu’il n’y ait rien dessus et pas de point de frottement. Et au final, même quand on a pris des bus plein, à force de discuter (et de payer en négociant) les vélos ont toujours voyagé avec nous. Bon courage à vous et belles routes ! On va vous suivre. Alice

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