A la découverte de la Cordillera Blanca !

Laguna Paron, le 18 septembre 2015

La laguna Paron est un lac naturel se trouvant dans la cordillère blanche, d’une superficie d’une 40aine de km environ. Il s’agit du plus grand lac du parc Huascaran.

Vers 9h, nous avons pris un taxi de Caraz afin de parcourir les 32 km qui nous séparent du lac. Le dénivelé trop important, ainsi que l’état de la route nous ont fait renoncer à nous y rendre en vélo. C’est une route magnifique qui débute de Caraz à 2246 m d’altitude pour finir au lac Paron à 4155 m. Après avoir traversé Caraz, nous nous retrouvons rapidement sur une route de sable jonchée de pierres qui nous amène dans des petits villages perchés dans la montagne. On aperçoit la vie rurale montagnarde avec ses champs cultivés, ses cochons et autres animaux de la ferme, ainsi que ses chiens agressifs.

Un trou au milieu de la route en raison de travaux ? Pas de soucis, on improvise un pont avec buches !

Un trou au milieu de la route en raison de travaux ? Pas de soucis, on improvise un pont avec buches !

De gigantesques blocs de granit commencent à se dessiner autour de nous (dont le « sphinx », falaise mythique pour les passionnés de la grimpette). Nous nous engouffrons dans une étroite vallée, la végétation devient de plus en plus dense au fur et à mesure que nous approchons du lac. Il nous faudra 2h pour parvenir à destination. Nous arrivons au refuge situé aux abords du lac à 11h, nous convenons avec le chauffeur de taxi de nous attendre 3h, le temps de pouvoir se balader un petit peu.

Le spectacle est sublime, l’eau turquoise du lac se mélange à la blancheur immaculée des sommets alentours et contraste avec le gris des falaises minérales.

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Devant nous, se dresse le glacier Nevado Piramide (5645m), il nous suivra tout au long de la balade, parfois caché par les nuages blancs qui viennent s’y accrocher. Malgré l’altitude, nous nous sentons bien, un léger mal de tête mais rien d’handicapant, niveau souffle, on n’est pas en train de pomper comme des dingues à chaque pas.

Le sentier ne présente pas de dénivelé on se croirait presque en balade au lac de gerardmer (toutes proportions gardées, faut pas déconner !).

Un sentier qui permet à a lagune de se découvrir au fur et à mesure...

Un sentier qui permet à a lagune de se découvrir au fur et à mesure…

On déambule tranquillement, une petite pause déjeuner, quelques photos et on se rend compte qu’il est déjà l’heure de faire demi-tour. On est un peu déçus, on voulait continuer la balade d’autant plus que certains glaciers ne sont pas visibles de là où nous sommes. J’aurais aimé voir notamment le glacier Artesonraju dont la légende raconte qu’il fut l’inspiration du logo de la Paramount (au grand désespoir d’Alice qui est affligée par mes sources de motivations….).

Sympa la cantine !

Sympa la cantine !

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Il fait même pas si froid à 4350 mètres !

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De ce côté, on retourne vers Caraz et la civilisation…

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De celui là on s’enfonce dans la cordillère blanche et ses sommets à plus de 6000 mètres, dont l’Artesonraju caché derrière les nuages et le montagnes noires sur cette photo.

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Le reflet des nuages offre des variations de couleurs superbes !

 Nous redescendons un peu plus serré dans le taxi qu’à l’aller car entre-temps, nous avons rencontré deux français et un sud-américain qui revenaient de 5 jours d’alpinisme sur l’Artesonjaru justement, ravis de trouver un taxi presque vide pour les redescendre.

Avant de nous en aller, nous allons saluer un couple de cyclistes rencontrés à la casa de ciclistas de Trujillo et recroisés au Cañon del Pato, qui ont eu le courage de gravir le chemin cabossé avec leurs vélos chargés et leur chien et qui passeront la nuit sur la pelouse du refuge. Chapeau bas !

La descente fut plus douloureuse que la montée : de violents maux de tête nous envahissent, l’important dénivelé avalé trop rapidement par le taxi aura raison de nous.

Étant donné le vide sidéral de ma caboche qui sidère si souvent Alice, mon mal de crâne passa rapidement. Pour elle par contre, se fut plus compliqué, le mal était tel qu’il la poussa à quitter la table du restaurant du soir plus tôt que prévu (je connais peu de raisons qui l’obligeraient à faire cela… en fait je n’en connaissais aucune avant cet incident).

Cette sortie nous laisse un goût amer : nous aurions voulu découvrir davantage le lac et ses sommets environnants. Il aurait été préférable de passer toute une journée ainsi qu’une nuit pour pouvoir profiter de ce site d’exception. Le mal de tête du retour nous fait craindre une sensibilité à l’altitude et le fameux Soroche, le mal aiguë des montagnes, qui rendrait notre voyage bien plus compliqué. Mais cela nous aura permis d’avoir une première expérience des hautes altitudes et de nous donner goût aux cimes vertigineuses, l’envie de découvrir un peu plus cette Cordillère Blanche majestueuse.

Trek Santa Cruz du 20 au 23 septembre

En faisant la sortie au lac Paron, nous avions une idée derrière la tête, petits malins que nous sommes… En effet, au-delà de la beauté du lieu, nous voulions savoir comment nos corps réagissaient afin de préparer le trek de Santa Cruz.

Il s’agit d’un trek connu dans la région de la cordillère blanche. Nous prenons des renseignements auprès de la seule agence de la ville de Caraz. De bonnes critiques circulent sur la toile concernant cette agence, pour notre part, on a été satisfaits de leurs connaissances de la montagne et de leurs conseils, mais un peu déçus par leurs services ou plutôt l’absence de services. En effet ils ont été rarement ouverts durant la semaine et la veille de notre trek, ils nous ont fait poireauter jusqu’à 21h (alors que nous avions rendez-vous à 18h) pour daigner nous remettre le vieux sac de randonnée et la paire de bâtons que nous avions chèrement loués.

On a longuement hésité afin de savoir si on devait réserver les services d’un âne et d’un muletier ou si on devait y aller seuls. Là aussi les égarements de Pony’s Expeditions nous ont permis de prendre notre décision : en effet, lors de nos premiers contacts avec l’agence, nous avions établi par deux fois un devis comprenant une mule et son muletier. Deux jours avant le début du trek, vu le mal de tête à la Laguna Paron, on décide de prendre l’option « âne/muletier » mais les règles avaient changé, il fallait non pas un âne mais deux ! Le prix forcément n’était plus le même, mais surtout, on ne s’imaginait pas se balader en couple suivis par un muletier et deux ânes, on aurait ressemblé à une caravane bédouine !

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Un convoi qui aurait pu ressembler au nôtre ! Les pauvres bêtes sont rarement bien traitées…

On leur explique que nous n’avons pas besoin de 2 mules (40kg par mule), ils nous répondent que c’est vrai, de négocier directement avec le muletier le jour du départ… Ben tiens, à quoi sert une agence si c’est à nous de devoir négocier une fois arrivés sur place ! Surtout que le départ de Cashapampa est à 1h30 de Caraz en collectivo, et qu’on doit emmener avec nous la tente du muletier et sa nourriture… donc si la négociation échoue, on se retrouve avec une tente en plus à porter seuls et de la nourriture pour un nouvel invité chaque soir ! Bref, on n’est pas en position de force pour négocier. Aux vues de tout ça, on décide que je ferais l’âne et Alice le muletier.

On prépare donc minutieusement le trek, de quoi nous nourrir (pizza, foie gras, Nutella, quelques frites surgelées), carte, gps (au cas ou on est vraiment à la ramasse), Playstation, boules de pétanque, … Bref le juste nécessaire pour assurer notre survie.

1er jour : De Cashapampa (2900m) au camp de base de Llamacorral (3760m)

Au petit matin, nous prenons un collectivo, (comprenez une voiture tout se qu’il y a de plus normale avec un chauffeur, 2 personnes sur le siège passager et 4 derrière !!! ). On grimpe à travers la campagne andine toujours aussi envoûtante pour arriver à Cashapampa, lieu de notre départ.

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C’est parti, on découvre le parcours gravé dans le bois à l’entrée du parc.

On s’élance vers 10h du matin. Au programme un bon gros dénivelé sur un peu moins de 10 bornes. La montée est rude dès le début et le soleil frappe fort.

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Pour l’instant, on est tout souriants, mais on n’aura bientôt plus le courage de sortir l’appareil photo pour s’immortaliser à demi-rampants et transpirants…

Mais la beauté du paysage l’emporte sur la fatigue et les corps s’adaptent petit à petit à l’altitude et à l’effort. En milieu d’après midi, nous commençons à apercevoir les montagnes enneigées, que le spectacle commence!

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On dit petit à petit au revoir à Cashapampa…

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Pour s’engouffrer dans la vallée Santa Cruz…

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La rivière qu’on longera tout au long des deux premiers jours, parfois sauvage et furieuse, parfois calme et silencieuse…

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La vallée s’élargie peu à peu et nous rencontrons nos premières vaches qui paissent librement entre les montagnes et la rivière

Nous arrivons au camp vers 17h bien éreintés par cette journée mais ravis par ces paysages s’offrant à nous.

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Quand est-ce qu’on arrive ?

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On se prépare à supporter la pluie, mais elle contourne Llamacorral, ouf !

2ème jour : De Llamacorral (3760m) à Taullipampa (4250m)

Nous partons le lendemain pour une journée qui s’annonce moins difficile (enfin c’est ce qui était écrit sur le papier).

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On assiste au levé du soleil, mais on est quand même les derniers à décoller (vous avez pensé « comme toujours », je vous entends d’ici médisants…).

Les paysages varient, les maîtres des hauteurs aux cheveux blancs sont toujours là, mais nous longeons également un lac, et marchons sur un désert de sable à plus de 4000m, c’est un peu surréaliste !!

On attend un deuxième lac, on l’aperçoit sur la carte mais rien à l’horizon, on se dit alors que nous sommes loin de notre camp pour la nuit, le moral en prend un coup… On pouvait toujours l’attendre ce lac, étant asséché, nous l’avons foulé sans nous en rendre compte!!!

On arrive vers 15h à Taullipampa, notre deuxième camp de base, à 4250m aux pieds du majestueux Taulliraju (5830m). Nous montons notre tente et prenons quelques photos des glaciers qui nous entourent.

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On a l’impression que c’est presque rien, mais on a mis près de 2 heures à traverser ce désert au milieu des sommets…

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Tous les matins et tous les soirs, corvée de filtrage d’eau ! Où est Benoit ?

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Le ciel se découvre pour nous offrir une fin de journée à couper le souffle !

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On se sent tout petits face à ces géants de près ou de plus de 6000 mètres… Le col que nous franchirons demain est juste à droite…

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Filtrer c’est la corvée, mais quand la nature nous offre ces paysages, ça rend les choses plus sympas !

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Hôtel 1000 étoiles avec vue imprenable sur les sommets… Et grâce aux duvets de plumes et à notre épuisement du jour, on dort comme des bébés dès 19h30 !

En se baladant sur le site du bivouac, on rencontre des guides péruviens qui accompagnent un groupe de touristes venus des 4 coins de la planète. Moment fort sympathique, on parle de tout et de rien en espagnol et en anglais. L’un d’eux plaisante avec une anglaise en lui racontant qu’il y a eu des attaques de Pumas au bivouac et qu’il faut faire attention la nuit tombée. Elle tombe dans le panneau un court instant puis reprend ses esprits… Un bon moment de rigolade. Un autre guide, Umberto, nous demande nos noms et d’où nous venons, il met un point d’honneur à prononcer parfaitement le mien, malgré les difficultés de consonance que provoque mon nom!!! En effet, les péruviens m’appellent phonétiquement : Bénoïte !

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On se promène légers pour une fois !

On en profite également pour se renseigner sur l’étape de demain et sans grande surprise, la marche s’annonce longue et fastidieuse pour les jambes mais spectaculaire et splendide pour les yeux !!! Suite à cet échange, nous regagnons notre tente, il est temps de préparer le repas et de rejoindre nos duvets, il est 19h30 !

Ce soir, nous dormons pour la première fois de notre vie au dessus de 4000 mètre et le sommeil fut agréable.

3ème jour : De Taulipampa (4250m) à Huaripampa (3710m)

Le lendemain, réveil matinal (4h30), nous avons une grande journée devant nous.

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Froid de canard en préparant le petit déjeuner…

On débute à 6H45 par l’ascension jusqu’au col de Punta Union. Il nous faudra 4 heures avant de parvenir au sommet. La pente est rude, on ressent nettement le manque d’oxygène, nous avançons pas à pas, rythmé par des pauses qui nous permettrons de prendre de magnifiques photos, mais surtout de souffler un peu avant de repartir.

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Peu à peu, on prend de la hauteur sur la vallée Santa Cruz et notre bivouac d’hier

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Les raccourcis, c’est pas toujours une bonne idée, c’est plus raide !

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Pose potiche le temps de reprendre son souffle !

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Les rochers sont les bienvenus pour se soulager du poids du sac !

Alors que nous souffrons dans cette montée dantesque, j’entends quelqu’un qui m’appelle, je me retourne et j’aperçois Umberto, je le félicite immédiatement pour sa prononciation, il est fier d’y être arrivé, on en rigole. Nous en profitons pour lui demander si nous sommes bientôt arrivés (on pensait qu’il nous restait une demi-heure à tout casser), il nous annonce que nous sommes à la moitié en nous félicitant !!! Boum, coup de bambou sur la tête, on pensait être presque au bout !!! On voyant nos mines déconfites, Umberto nous encourage, puis il disparaît dans les lacets de la montée…

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Bon bah on continue de grimper…

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ça ne s’arrête jamais !!!

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Heureusement, malgré les nuages, on a de belles perspectives !

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Et malgré l’épuisement, on essaye de garder la pêche !

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… mais quand on regarde ce qu’il reste à grimper, on a des hauts le coeur…

Aller encore un gros effort et nous arrivons au sommet, au Punta Union à 4760 mètre d’altitude.

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Une grande fierté nous envahi, nos moments de doutes sur nos capacités, nos souffrances dues aux poids des sacs-à-dos sont balayés du coup, on sourit comme des grands enfants devant le panorama qui s’offre à nous. Le temps est couvert, on ne distingue pas le sommet enneigé du Taulliraju, mais qu’importe, nous avons droit tout de même aux magnifiques paysages de parts et d’autres du col. Quelques dizaines de minutes d’observation, de photos et de vidéos et on est reparti pour la descente.

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« Well done frenchies ! » en guise d’accueil !

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On est pas peu fiers de poser au milieu de tous ceux qui sont arrivés en même temps que nous, sans sacs à porter !

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Ahhhhh, ça fait du bien quand ça s’arrête !

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Arrivé au sommet, on grimpe encore un peu pour se sentir plus seuls à profiter !

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D’un côté, où nous allons…

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… de l’autre, d’où nous venons !

Nous retrouvons Umberto qui suit le bon déroulement de la descente de ses clients. Nous les suivons durant un bon moment. Je remarque qu’Umberto à un sachet plastique accroché à son sac-à-dos, il y met tout un tas de détritus qu’il ramasse le long du chemin. Je l’interpelle en anglais en lui disant qu’il y a beaucoup d’ordures sur le chemin et que certains touristes sont stupides, c’est incompréhensible, ils viennent pour la nature et ils la polluent… Il me répond d’un air dépité  » yes it’s a pity ».

Petite parenthèse, tout au long du trek, on a vu des bouteilles en plastique, canettes, sachets et surtout du papier toilette ici et là laissé par les marcheurs, certains papiers volaient même au vent, je vous laisse imaginer le spectacle… On a trouvé cela dégelasse et révoltant de la part des touristes de ne pas faire d’effort pour mettre leurs déchets dans un sachet plastique et de les amener avec eux. Quand je lis sur internet que les péruviens sont sales et jettent tout au sol, je ne peux m’empêcher de penser que nous touristes, nous n’avons aucune leçon à leur donner !!!

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On est tout heureux de descendre enfin ! mais ça, c’était avant de descendre…

La descente nous tire sur les jambes, le poids du sac devient vraiment désagréable pour nos épaules, on décide de faire une pause repas! Il ne nous reste plus beaucoup d’eau mais on en utilise tout de même une partie pour faire chauffer des nouilles chinoise goût poulet (comme tous les jours, avec variante pâtes au thon le soir). Malheureusement, notre réchaud décide de ne pas fonctionner correctement, notre eau ne chauffe pas et c’est nos cerveaux qui se mettent à bouillir! On s’engueule, on range le réchaud à toute vitesse, je m’élance en trombe dans la pente histoire de me défouler tandis qu’Alice prend son temps et décompresse en photographiant le paysage. Chacun sa méthode pour passer ses nerfs, moi « brutussement », elle artistiquement !

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L’endroit était sympa pourtant pour un bon plat de nouilles chinoises…

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Malgré un lac en forme de coeur en paysage de fond, l’absence de repas de midi échauffe les esprits !!!

Je fonce tête baissé dans la pente et je finis par rejoindre Umberto et son groupe qui grignotent quelques barres de céréales. Je me pose à côté d’eux quelques instant, je suis fatigué, mon énergie m’a fuit sans repas pour me recharger. Umberto s’approche de moi et me dit que ses clients (dont les sacs sont portés par des mules) vont bien et qu’il va accélérer le pas pour préparer le bivouac du soir. Il me propose d’alléger mon fardeau en prenant une partie de mes affaires car la route est encore longue : je suis touché par cette proposition mais je refuse. Il insiste en me disant qu’il ne porte presque rien étant donné que toutes ces affaires se trouvent sur les ânes! Je décline à nouveau en lui expliquant que j’avais débuté le trek avec mon sac et que je le finirais de la même façon, question de principe. Et puis je n’étais pas sûr d’arriver jusqu’au bivouac ce soir donc imaginez si je lui avais refilé notre tente !!! Il n’insista pas et me dit avec un petit sourire  » à tout à l’heure ».

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Les glaciers nous surplombent, le contraste entre le noir de la montagne et le jaune de la « prairie » est saisissant !

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On entend le glacier grincer, et parfois des morceaux s’en détachent…

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Les paysages se transforment doucement, au fil de la marche, et les contrastes sont magnifiques !

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Peu à peu on retrouve de l’herbe et des plantes vertes

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Petit à petit la vallée s’élargie

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On est épuisés, mais c’est tellement beau qu’on à peine à croire que c’est réel !

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On ne peut pas rester fâchés pour un repas de midi loupé dans des endroits aussi beaux !

Il nous faudra 4 heures de plus et pratiquement 1000 mètre de dénivelé négatif pour regagner notre dernier campement à Huaripampa.

À notre arrivé Umberto nous aperçoit, il nous fait des grands signes de bienvenue et lève son pouce en l’air avec un large sourire sur son visage, cela nous fait énormément plaisir! Il est content de voir les « frenchies » s’être démenés malgré la fatigue et le poids des sacs. En guise de bienvenu, il nous offre des popcorns !

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Encore une belle perspective pour le bivouac

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Dernier regard sur les sommets enneigés, qui sont derrière nous maintenant !

La descente nous a achevé, les jambes sont lourdes, on a bien mérité de se réchauffer devant un feu de camp réalisé par le groupe avant de se coucher.

4ème et dernier jour : de Huaripampa (3710) à Vaqueria (3700m environ)

On démarre notre dernier jour tôt dans la matinée, le collectivo qui doit nous ramener vers Caraz passera avant midi dernier délai, ce n’est pas le moment de trainer !!!

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On s’était renseigné auprès d’un guide sur le chemin qui nous restait à parcourir, selon lui, le début de la rando est plat puis de petites montées jusqu’à la ville de Vaqueria.

Et bien sur le début de chemin n’a fait que descendre pour finir par remonter inévitablement. Arrivé à un village des enfants nous indiquent un raccourci pour arriver plus rapidement à destination. Certes, on a sans doute mis moins de temps pour arriver, mais qu’est ce qu’on a grimpé pour y parvenir !!! on arrive vers 10h à Vaqueria, le collectivo passe devant nous et nous informe qu’il repassera à midi !!! En attendant, on se fait chauffer des pâtes et on discute avec des américains qui ont marché avec nous aujourd’hui.

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Les jambes sont encore lourdes de la veille, mais il faut de nouveau grimper pendant deux heures…

La route qui nous ramènera à Caraz est spectaculaire, on passe un col et devant nous, se dresse un paysage à nous donner le vertige, on se sent tout petit et on ne fait pas les malin à chaque virage serré effectué par le collectivo.

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Vaqueria, 4 maisons au bord de la route et quelques unes en contrebas, principalement dédiées à l’accueil des trekkeurs qui arrivent ou partent pour le trek… C’est finit !

La route entre Vaqueria et Yungay est majestuseuse, nous fait grimper à plus de 4700 mètres pour redescendre par une petite piste en sale état, sans bordures et en lacets 1000m plus bas… Elle mériterait à la fois le classement des plus belles et plus dangereuses routes du monde !

Ce trek fut une expérience unique pour nous, la diversité des paysages rencontrés nous a enchanté, et on ne regrette pas de s’être lancé dans cette aventure seuls. Le fait de ne pas bénéficier d’âne pour porter nos sac et de ne pas avoir de cuisto pour nous concocter le repas du soir nous a permis de ressentir la rudesse de la vie de nomades dans ces hautes altitudes.

Maintenant, nous sommes à Huaraz, après un jour de repos et deux de vélo. Nous nous apprêtons à franchir la Cordillère Blanche, à vélo cette fois, pour aller vers Huanuco et découvrir une autre facette du Pérou. Mais comme on arrêtait pas de se plaindre de la chaleur étouffante, même à 3000 mètres, la saison des pluies à décidé de faire son entrée en montagne et nous allons peut-être connaitre nos premiers tours de roue sous la neige… On verra ce qu’on préfère !

Hasta Luego !

Benoit

Plus de photos du Trek de Santa Cruz et de la Laguna Paron, c’est par ici :

Trek : https://goo.gl/photos/intaFHASuaK84q4f9

Laguna Paron : https://goo.gl/photos/geiVqVeVNvt4hEbC9

DCIM100GOPRO

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11 réponses à “A la découverte de la Cordillera Blanca !

  1. Pour ces montagnes géantes, vous avez étalé une détermination géante, et vous nous avez donné une impression de grande autonomie acquise, et de grande endurance, à travers un trek varié, pas à la portée du premier venu, tout au long du reportage; On reverra avec maman ce premier acte de votre visite à la dame cordilliere des andes tout cela bien en détail,; Ca ressemble a une premiere manche réussie de votre dialogue avec ces immenses montagnes ; Bravo, quelle organisation d’expedition dans l’expedition au plus léger;
    Une question me taraude, les vélos, sont ils restés sans bouger, et surtout vont ils se laisser faire avec les mollets que vous avez acquis ? ; Bonne continuation !

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  2. Finalement, sans les vélos, c’est bien aussi ! moi ça m’a reposé et je vous ai senti plus détendus ! blague à part, toujours scotché par la qualité de vos photos et le récit qui donne une impression de reportage en direct. Et puis la petite engueulade vite relativisée, c’est bon ça. Quelle force ! Surtout ne changez rien, on aime ce que vous nous donnez. courage pour la suite
    christian

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  3. Stupefaits par tant de grandeur, et de hauteur, magnifiques, envie de faire des peintures.Quel courage, heureusement récompensé.Pendant ce temps, Eric, Françoise et Cyril ont reçu la visite des amis qui leur avaient bien tenu le moral dans les périodes difficiles; Françoise a repris atelier et Gym.Pas facile.)a refaire .Tout le monde nous demande des nouvelles de vous et de votre périple et admire votre courage et vos photos magnifiques ! Francoise et moi vous félicitons !Merci et à bientot

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  4. Hey pour faire mon chieur, pour changer, j’aimais bien le systême de couleur pour savoir qui écrit, j’ai mis du temps à comprendre que c’était Benoïte (Que je prononce aussi parfois comme ça !).

    Me voilà parfaitement à jour ! Belles photos et bonne proses comme d’hab’ mais je vais arrêter de le répéter.
    Vous faites tjs envie, on sent de la tension, on sent de la maturité dans la gestion de vos émotions, on sent que vous êtes bien ensemble quoi. Ce genre de voyage sert à s’en mettre plein les yeux et la cervelle, vivre des experiences, à se prouver plein de choses sur soi et sur votre « Nous ». Ca le fait.

    En tout cas si vous regardez très haut à la verticale dans le ciel peut être que vous me verrez : je vous suis, grâce à Google Map.

    Bisous vous deux

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