Pause vélo, Bonjour rando : le sud de la Patagonie en bonne compagnie !

Aujourd’hui, à quelques heures de prendre l’avion en direction d’Izmir, c’est Benoit qui vous emmène sur les traces de nos dernières semaines en Amérique du Sud… 

Ça y est nous y voilà, le dernier feuilleton de notre périple en Amérique du Sud. Pour nous accompagner, Charley en Guest star, avec au programme des pics vertigineux, des glaciers qui craquent, des vents ultra mega violents, des chansons françaises pointilleusement choisies et bien pourries, des blagues à deux balles et des flatulences à répétition. Ah ça fait rêver hein??!!!

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Le Fitz Roy: ou comment commencer une rando par la fin

Nous optons pour faire le trek du Fitz Roy sur 3 jours. On pourrait le faire en 2 jours mais on décide de prendre notre temps. On passe tout un après-midi à parcourir les supermarchés à la recherche de quelques denrées aux meilleurs prix. Faire les courses, c’est plus usant que de trekker ou de faire du vélo, on se fait un bon barbecue le soir pour récupérer!

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Le lendemain, nous voilà partis pour l’aventure…enfin non, d’abord il faut déposer nos vélos et nos affaires à la casa des cyclista de El Chalten. Merde on a oublié d’acheter la bonbonne de gaz, aller zou, demi-tour au centre-ville. Enfin ça y est, on est sur le sentier ! Après une petite demi-heure de marche et une belle montée, on arrive devant la cabane du gardien du parc, il nous explique que ce n’est pas le bon chemin, ce sentier là on devra l’arpenter dans le sens inverse, c’est notre chemin du retour, le départ se trouve à l’autre bout de la ville…faire un trek en commençant par la fin ça c’est fait… 😅

On commence véritablement notre trek en début d’après-midi donc, mais on n’est pas pressé, le bivouac se trouve à 8 km de là. La montée se fait tout en douceur, nous apercevons des condors se jouant de l’apesanteur et virevoltants près d’un rocher. Nous avons également la chance d’avoir plusieurs point de vue sur la vallée. Il fait beau, le soleil brille, les oiseaux chantent et notre belle petite équipe fait son bonhomme de chemin dans la bonne humeur et les rigolades.

Avec Alice, depuis quelques temps, on chantait du Amel Bent en boucle sur le vélo (entre autres m…). Moi ce que j’admire chez Amel, c’est sa pugnacité, malgré les difficultés, « viser la lune, ça ne lui fait pas peur ». Une vrai teigne ! Grâce à Charley, on s’est ouvert à d’autres monuments de la chanson française. La traditionnelle « merguez partie » des Musclés, « Avoir un seul enfant de toi » de Phil Barney et Marlène et j’en passe, du lourd quoi ! Du coup, les randonnées ressemblaient à tout sauf à une marche silencieuse et spirituelle. Charley : « dommage que sur ce trek, on ne croise pas plus d’animaux sauvage ». Ben tiens tu m’étonnes, ils ont dû nous entendre venir de loin !

Arrivés au bivouac, on pose nos tentes, il est 18 heures. On hésite à faire les derniers kilomètres qui nous restent jusqu’aux pieds du Fitz Roy pour voir le couché du soleil. La montée est rude, 900 mètres de dénivelé en 1km, on redescendra sans doute dans la nuit, mais en montagne on ne peut jamais prévoir le temps qu’il fera le lendemain et aujourd’hui c’est dégagé, il faut en profiter ! On se lance sur les pentes caillouteuses, nous apercevons un panneau, il indique le temps qu’il nous reste d’ascension… 1h pour un peu plus de 1km!!! Je m’étonne à voix haute de cela en pensant qu’on pourra faire mieux, ce qui a le don d’énerver Alice qui c’était bien mieux renseignée que moi sur les dénivelés. Et en effet, on a mis du temps à le faire ce kilomètre à travers un pierrier très abrupte.

Et dire que demain, si le temps le permet, on refera ce chemin dans la nuit afin d’observer le levé du soleil là-haut. En attendant, on se retrouve aux pieds du Fitz Roy, un lac s’étant entre lui et nous. C’est juste beau, on est captivé et presque seuls pour profiter du spectacle. C’est à ce moment-là que Charley sort le grand jeu: du pâtée Henaf pour le côté breton et une bouteille de Guewurtz pour le côté Alsacien ! On est aux anges, séance apéro sous l’œil du glacier, la vie est merveilleuse, merci Charley !

On fera la descente à la tombée du jour, un peu secoués par le tangage dues aux douces effluves de Guewurtz…

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Le lendemain à 5h du mat, le ciel et dégagé et nous offre un spectacle grandiose avec ses étoiles scintillantes de milles feux. On se lance à nouveau sur les pentes du chemin menant au Fitz Roy, deux fois l’ascension en moins de 8h d’intervalle, ça pique un peu les mollets mais à notre grande surprise, on y arrive plus aisément que la veille. Il faut dire que le spectacle qui s’annonce là en haut nous motive. Partis du campement presqu’en dernier, on double même un par un les autres visiteurs du spectacle du soleil pour finalement arriver au sommet parmi les tous premiers…

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Ça y est, on s’installe, une barre de céréale pour chacun et on est prêts pour le film, pas besoin de lunette 3D ni de dolby stéréo, ce qui se joue devant nos yeux est rare, silencieux et majestueux. Lorsque le soleil vient embraser le sommet du Fitz Roy, l’émotion est palpable, on est envoutés.

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Après avoir regagné le campement, vers 9h, on se recouche, mais plus besoin de rêver, on vient déjà de le faire!

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Notre petite sieste terminée, on repart vers 13h sur les routes traversant lacs, pampas et forêts pour atteindre notre deuxième camp de base. On prend de quoi manger et on va au bord du lac Torres pour y passer la soirée. Pâtes aux champignons devant le glacier, mieux qu’au restaurant ! Oui mais zut on a oublié nos frontales, ce qui attisera la mauvaise humeur d’Alice et on mangera à l’aveuglette avant de revenir dans nos tentes à la lueur de la lune.

Pour notre 3ème et dernier jour de rando, on décide de marcher jusqu’au point de vue qui surplombe le glacier Torres. Charley, l’aventurier des temps modernes avait imaginé la veille pouvoir tracer une nouvelle voie pour être au plus près du glacier. Alice, avait tout tenté pour l’en dissuader, inventant même une théorie tirée par les cheveux sur les éboulements de terrain et la mort par congélation dans l’eau du lac… Moi, dans ces moments là, entre deux théories aussi farfelues l’une que l’autre, je préfère jouer la carte de la neutralité ! Au final, bizarrement, Charley s’est ravisé au fur et à mesure que l’on découvrait le relief des bords du lac et Alice a admis à demi-mot qu’une chute dans l’eau n’entrainerait peut-être pas une mort immédiate…

Après cette petite boucle, on prend tranquillement le chemin de retour, accompagné d’un beau soleil. On termine la journée au restaurant, bon vin et bonne viande. Un délice !

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Comment devenir SDF en Argentine en un rien de temps ! 

Benoit ayant faillit réussir à éviter de vous raconter ses mésaventures, je reprends la main pour quelques mots le temps de le faire !

Le lendemain, nous prenons le bus de l’après midi pour rejoindre El Calafate. Pas de soucis pour embarquer les vélos, mais il faut y mettre le prix. Lorsque le bus s’arrête à l’aéroport d’El Calafate pour y déposer des passagers, Ben sort vite fait bien fait pour remplir notre bouteille d’eau et en profite pour faire un petit pipi. Alors qu’il n’est toujours pas revenu, je vois le chauffeur fermer son coffre et se diriger vers la porte. Je l’y rejoins pour le prévenir que Benoit n’est pas revenu, et contre toute attente, il s’énerve qu’on ne l’ait pas prévenu et me dit qu’il ne peut pas attendre une seconde de plus ! Des passagers abondent en son sens et me disent qu’on avait qu’à le prévenir ! Ok, c’est noté pour plus tard, mais là tout de suite maintenant, il est dans l’aéroport avec pour seule richesse une bouteille en plastique et aucun moyen de communication. Je me mets en travers de la porte pour faire barrage à la fermeture automatique, mais je me fais vite éjecter. J’entreprends alors une nouvelle stratégie : apitoyer le chauffeur qui est deja en train d’engager sa marche arrière… Je lui dit qu’il est seul, sans argent, sans téléphone, sans papiers d’identité, mais il me regarde avec un air déconcerté et impuissant. Visiblement la sentence qui l’attend s’il arrive avec 1 minute de retard est plus forte que mes arguments larmoyant. Mais heureusement, mes blablas l’ont perturbé dans sa manœuvre et Benoit apparaît à la porte de l’aéroport alors qu’on était en train de prendre le large. Nous voir partir n’a pas l’air de le stresser, il rejoint le bus tout tranquillement ce qui a le don d’achever les nerfs de notre chauffeur ! Et Charley pendant ce temps là me direz vous ? Ben, il ne s’est rendu compte de rien 😜

Le Perito Moreno: où comment être surnommé à tout jamais Ève Angeli

On redoutait un peu cette journée, le Perito Moreno est réputé dans la région, il attire de nombreux touristes. Mais comme le Machu « Disney Land » Picchu, malgré tout, la magie opère. On se délecte de voir cet immense glaçon dans un verre d’eau émeraude. D’énormes blocs de glace se détachent de la paroi et se fracassant dans le lac dans un brouhaha presque apocalyptique. Charley grand spécialiste du Périto après avoir enchaîné deux visites en moins de 10 jours, à cause de nous, joue les guides.

« Saviez-vous que le Périto Moreno avançait de 2 mètres par jour en son centre et de 2 cm pour jour sur ses extrémités ? »

Stupéfait par cette information, je m’écris spontanément , « Quoi!! 2 cm par jour mais c’est énorme!!!! »

Voilà comment une légende naît, moi alias désormais Ève Angeli pour Alice et Charley, je le serai et je le demeurerai à chaque étourderie durant les prochains jours ! En somme, Alice la Pierre Richard et Benoit le Ève Angeli formant un couple atypique mais touchant!

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Torres Del Paine: où quand la météo écoute Charley

A Torres Del Paine, il y a deux circuits empruntés par les randonneurs généralement, le circuit dit du W ou le circuit O. Le circuit W se fait en 5 jours et le O sur 10 jours.

On a opté pour le W, on était un peu raides Alice et moi niveau physique, la carretera australe nous a bien usés, on ne voulait pas trop tirer sur la corde et se blesser alors qu’il nous reste encore de beaux chemins à parcourir sur les routes. Et vu le temps qu’il nous restait tous les 3, on a privilégié la Rando au Fitz Roy et la courte au Torres del Paine plutôt que de consacrer tout notre temps au second. On loue des sacs et des bâtons, on fait nos petites courses, on trie ce qu’on laisse au camping et ce qu’on emporte.

Cette fois-ci, on réfléchit au poids des aliments que l’on achète, difficile équilibre entre plaisir de la bouffe, apport énergétique et poids. On se laisse happer par les sirènes de l’ultra léger et on se retrouve avec des nouilles chinoises pour la plupart des midis. Seulement voilà, en plus d’être pauvre en apport énergétique et pas franchement délicieux, il faut également sortir le réchaud pour faire bouillir de l’eau. Or les réchauds ne sont plus autorisés en dehors des zones de camping, depuis un incendie ayant ravagé une bonne partie du parc il y a quelques années. Les zones de camping étant éloignées les unes des autres, on prend notre pause de midi entre 14h et 17h c’est selon… Alors oui, nous nous nourrissons de nature, nous nous abreuvons de paysages (et là on peut dire qu’on a été rassasié), mais quand tu te traînes une vieille dalle depuis 2, 3 heures, c’est plutôt fâcheux !

Dès le 1er jour, Alice flaire le bon coup! Le soleil brille, tous les campings gratuits sont déjà occupés, elle propose de changer nos plans et d’inverser notre itinéraire allant d’Est en Ouest et non l’inverse. Cela nous permet d’arriver au somment avec les Torres dégagées de tous nuages dés le 1er jour! Quel bonheur de pouvoir les observer ainsi, paraît-il qu’elles sont rarement sans leurs écharpes nuageuses autour du cou.

Le deuxième jour, on longe le lac Nordenskjarol. Se retrouvant au sommet d’une bute, une arc-en-ciel se dessine au dessus de nos têtes : « perfect moment », ça sent la photo de profil Facebook !

Charley, la veille réclamait de la pluie, pour randonner à la dure. Pauvre naïf, il est encore tout neuf lui, il sait pas que la pluie c’est marrant seulement quelques instants… et ne parlons pas du bivouac avec vêtements humides et tente commençant à dégouliner à l’intérieur.

Malheureusement, la nature a écouté Charley et non nos prières et nous nous sommes retrouvé sous des torrents de pluie pour la fin de la journée. Il faisait moins l’malin avec sa tente remplie d’eau au sol et ses habits trempés, impossibles à sécher. L’air hagard et grelottant de froid, on aurait espéré que Charley regrette ses paroles prononcées la veille, mais fier comme un coq, il prédisait déjà de la neige pour le surlendemain… 

Au réveil, je tends l’oreille, aucun bruit de pluie sur la tente, le soleil n’est pas éclatant mais le vent va se charger de tout sécher, le moral revient…

Nous nous dirigeons vers le sentier des français. Le vent est au rendez-vous. Il sera de plus en plus puissant jusqu’en haut. Nous avons décidé de nous délester des sacs au camp Italien qui se trouve sur le chemin. On avait entendu que laisser les sacs au camp était payant. Nous on est des petits malins, on a chargé le maximum de sacs sur moi pour ne payer qu’une seule fois puisque le prix était soi-disant par personne. Je me suis donc présenté devant le garde chargé comme une mule pour constater, l’air stupide, que c’était en fait gratuit ! Suivi de pas si loin par les randonneurs Alice et Charley, simplement chagés d’un petit sac à dos et de 3 paires de bâtons pour deux, notre supercherie relevait du génie, au top de la crédibilité ^^

Nous avons grimpé à travers les bois et des pierriers pour arriver au premier point de vue. Derrière nous, la s’étend le lac turquoise, et devant nous apparaissent des glaciers. Nous continuons notre chemin. On arrive sur un rocher s’élevant au dessus de la forêt! On a du mal à tenir sur le rocher pour prendre des photos, des rafales de vent très violent nous déséquilibrent. Je m’offrirai un selfie go-pro de ouf au péril de ma vie, en équilibre précaire sur le rocher battu par les vents ! Au retour, c’est le drame. Charley trébuche et se tord la cheville qu’il s’était déjà tordu à l’aller. Mais il est fort et continue comme si de rien n’était, à peine agacé par les inquiétudes d’Alice sur sa capacité à poursuivre le trek chargé… Ambiance !

On rebrousse chemin, reprenant nos gros sacs à dos au passage et regagnons la plaine. Des dizaines de gros lapins gambadent à travers les tentes, il y en a partout, rendant la scène cocasse. Et dire qu’une heure plus tôt on a passé quelques minutes émerveillés à prendre en photo et filmer l’un de ces spécimens comme si il s’agissait d’une rencontre rare ! Charley, adepte du reportage animalier de l’extrême a même re-tordu sa cheville pour l’occasion et ajouté une balafre à son palmarès de blessures ! Le soir on mange dans un énorme hall sur de grandes tables à l’abri du vent. Il est très fort cette nuit, on est obligé de mettre des cailloux pour maintenir la tente qui s’affaisse sous les rafales.

Le lendemain, nous partons en direction du glacier Grey. De beaux paysages s’ouvrent à nous, au loin, on aperçoit la mer de glace. On arrive au camp, on plante la tente et on repart sur le sentier qui nous amènera au-dessus de la mer de glace. Sur le chemin, on passe un pont suspendu vraiment impressionnant, il tangue gentiment sous nos pas. Avec Charley, on s’amuse comme des gamins dessus.

On arrive sur une bosse, nous surplombons la mer de glace, elle s’étale à perte de vue. On reste quelques temps à contempler avant de rebrousser chemin jusqu’au camp.

Il fait nuit noire, Charley est venu nous réveiller comme tous les matins, c’est l’heure de se lever ! Nous replions nos pactagages, au bout de plusieurs mois de bivouac, ces gestes du quotidien deviennent machinaux même enfariné par la fatigue. Nous nous motivons mutuellement en nous répétant que cet après-midi, nous serons de retour à Puerto Natales. On a décidé de se lever tôt pour partir tôt et attraper le premier bus.

Nous prenons notre petit déjeuné dans le local du camping, l’électricité ne fonctionne qu’à partir de 7h du matin, à la lueur de nos lampes frontales, nous baignons dans une atmosphère tamisée un brin romantique. Charley et moi, les yeux dans les yeux avec Alice à côté nous tenant la lumière! On marche une bonne heure sous la lune avec un bon crachin pour nous tenir éveillés. Aux premières lueur du jour, le nature semble se réveiller et c’est un beau spectacle auquel nous participons. Le vent nous pousse. Sans prendre de pauses régulières et sans même une photo prise de la part d’Alice (véritable exploit pour elle) nous avons tout de même mis 3h30 pour arriver à l’embarcadère!

La traversé du lac décoiffe, le vent est particulièrement fort aujourd’hui, derrière nous le parc Torres se dessine au fur et à mesure que nous nous éloignons. Nous contemplons encore un peu ses magnifiques montagnes aiguisées, tranchant le ciel de leurs pics.

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On attend notre bus à l’abris dans un café accolé au ponton. Le vent ne faiblit toujours pas, il fait tanguer le bus. Le chauffeur nous annonce qu’il prendra une route secondaire pour retourner à Puerto Natales, la route principale étant trop exposée aux vents violents. D’ailleurs un bus s’est renversé apparemment avec 40 personnes à son bord. Bon là bien sûr,on faisait pas les malins.

Le temps passe vite et il est déjà l’heure de dire au revoir à Charley. Il remonte à El Calafate prendre son avion tandis que nous allons en bus à Punta Arenas, dernière ville sud-américaine de notre périple. Après son départ, on se sent un peu seuls, on se refait en boucle les blagues un peu lourdes qui ont ponctuées ces presque trois semaines passées ensemble, mais c’est moins drôle : C’est l’histoire d’une maitresse… Merci Charley d’avoir bravé les aéroports, le Perito Moreno en solo, d’avoir mangé des champignons, tout ça pour passer un peu de temps avec nous dans un des plus beau endroit du monde, j’en suis sûr ! C’était pour nous une belle manière de clôturer la fin de la partie sud américaine de notre voyage. 

Best of en images :

Rencontre avec le manchot royal

Notre avion décolle dans une semaine, on prend notre temps et décidons de nous payer une excursion pour aller voir les pingouins rois. Au final, cette sorties s’avère être beaucoup de voiture pour seulement 1 heure en compagnie des pingouins. Le ratio temps voiture/pingouins est dérisoire… On est toujours un peu méfiants quant il s’agit d’excursions avec des agences, et malheureusement celle-ci ne fera que conforté nos préjugés. Mais on était quand même contents d’avoir traversé le détroit de Magellan, rencontré des dauphins, et avoir pu voir ces grandes bêtes rigolotes qu’on n’aurait pu voir nulle-part ailleurs.

En route vers de nouvelles aventures !

Nous avons un peu surestimé le temps qui nous était nécessaire entre le départ de Charley et notre avion. Le reste de la semaine à Punta Arenas se fait tranquillement, à l’auberge Independencia. Notre principale activité est la recherche de cartons. Le magasin de vélo, à l’autre bout du centre-ville, nous a détesté à la fin de la semaine car nous venions tous les jours voir si il n’avaient pas de meilleurs cartons que la veille. Finalement, nous nous contenterons de deux petits cartons qui demanderont à Benoit de jouer au Tetris en démontant presqu’intégralement nos précieux compagnons de route.

Quand enfin vient l’heure de prendre l’avion, on se rend compte que la semaine « morte » qui vient de s’écouler nous a permis mettre dans nos têtes un point final à cette aventure sud-américaine et de ne pas regretter de partir. A force d’attendre, on a vraiment hâte de rentrer retrouver nos proches et préparer la suite du voyage. L’appréhension quand à l’embarquement des vélos dans l’avion nous occupe aussi l’esprit, et nous quittons ainsi l’Amérique du Sud s’en nous en rendre vraiment compte.

Nous ferons 2 escales et près de 50h de trajet pour rejoindre Frankfurt. Le premier vol de Punta Arenas à Santiago nous fait traverser « vu du ciel » une partie de la route que nous avons parcouru à pieds et à vélo : nous survolons le parc Torres del Paine, le Fitz Roy, la mer de glace, la carretera australe, le volcan Osorno et apercevons l’Aconcagua. C’est un retour en arrière de 4 mois en deux heures d’avion qui nous permet de mesurer plus concrètement le chemin parcouru sur nos deux roues. Les souvenirs fusent, c’est la fin de quelque chose, le début de quelque chose d’autre, on est juste heureux.

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6 réponses à “Pause vélo, Bonjour rando : le sud de la Patagonie en bonne compagnie !

  1. Mais c’est l’enfer que vous avez vécu là ! Il ne faut surtout pas aller mettre les pieds dans ces contrées, au risque de voir d’aussi horribles paysages.
    On le sait bien, nous y étions en voyage de noces et devinez quoi… On rêve d’y retourner, faut être maso, non ?
    Mais c’est ballot d’aller si loin pour voir des dauphins, alors qu’il y en a tout plein près d’ici, en Australie… Par contre, pour les pingouins on a moins de chances d’en croiser que des kangourous.
    Bises à vous, on vous suit (ou vous précède, c’est selon) pour la suite. La Turquie c’est un régal pour les cyclos 🙂

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  2. Ben dit moi Alice vs aviez vos chaussures de rando ou bien vs les avez louées avec sacs et bâtons ?
    parce que tes pieds pensementés en rouge ils ont pas aimé les grimpettes eux, fragiles petites choses !
    Merci pour avoir pris le tps d’écrire ce blog ( et on sait que cest chronophage) et de nous transporter avec vous ds nos transats sur ces pentes merveilleuses, ventées, et ensoleillées parfois, merci, merci, merci et bonne route vers cette Turquie que nous avons adoré, ils aiment les cyclistes, ca promet vous allez voir !!!

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    • Vous aussi vous êtes devenus adeptes du double commentaire qui fausse les statistiques 😉 Merci pour les encouragements, on va essayer de continuer à tenir ce blog à jour…Continuez aussi car on suit avec attention vos aventures australiennes ! Mes chaussures sont les shimanos mt91 et c’est la première fois que mes pieds ne sont pas bien dedans… Benoît n’a eu aucune ampoules avec ces MT71. Mais c’est peut être plus un soucis de respirabilite car mon ami Charley avait comme moi des chaussettes plutôt épaisses et les mêmes soucis de brûlures sous les doigts de pieds (c’est même pas des ampoules, la peau est directement brûlée).
      Nos premiers pas en Turquie sont bien prometteurs, départ après demain en vélo !

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