C’est reparti ! Deux transats sur la côte Lycienne, entre soleil d’été et giboulées de mai

Nous vous avions laissé dans le bus nous conduisant à Ankara, moi au clavier et Ben mobilisant toute son énergie à dormir, pour lutter contre une nouvelle crise digestive…

Ankara express

Après 7h de bus, nous arrivons à Ankara et sommes immédiatement « pris en charge » par notre hôte des 2 prochains jours, Eko, contacté par le biais de warmshower. Il est ultra dynamique, sportif et aux petits soins pour nous. Et comble du bonheur, c’est un fin cuisinier ! Malheureusement pour Benoit, il n’en profitera pas trop, la fièvre le clouant au lit toute la soirée. Echanger avec Eko, c’est pour moi l’occasion de mieux comprendre la Turquie, la politique intérieure actuelle, les appréhensions d’une partie de la population quant à un repli sur le religieux.

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Au matin, alors que notre hôte est parti travailler, nous débutons les toutes premières formalités administratives pour ce qui s’annonce être le parcours du combattant à la « astérix et obélix chez les romains » pour l’obtention des visas d’Asie Centrale. Et cette fois, c’est le visa ouzbèque qui nous occupe toute la matinée. Ça commence avec un formulaire en ligne à compléter, qui ce matin là, a décidé de ne plus s’ouvrir ! On est vendredi matin, si on arrive pas à le compléter on aura fait le crochet à Ankara pour rien, on commence à légèrement stresser. A 10h, après un 1000ème rafraîchissement de la page internet, il s’ouvre enfin, et on le complète vite fait pour arriver à l’ambassade avant midi. Il fait bien chaud aujourd’hui et bien que l’ambassade ne soit qu’à 30 min à pieds de l’appartement d’Eko, Benoit se traine, pas encore remis de ses bouillonnements d’estomac… L’ambassade d’Ouzbekistan est en fait une petite maison à laquelle on ne prêterait aucune attention si on ne la cherchait pas. On a du mal à s’exprimer et se faire comprendre du gardien qui finit tout de même par nous laisser entrer. A l’arrivée à l’unique guichet, c’est encore pire ! L’employé paraît agacé, il parle fort, traite 3 demandes à la fois et nous demande (=ordonne) de nous assoir sur un sofa en attendant. On poireautera 45 bonnes minutes avant qu’il se radoucisse et s’occupe de notre cas. Il s’y reprend à plusieurs fois pour épeler « Tr*n de Bo*ch*ny », mais c’est encore pire quand il s’agit d’écrire « BENOIT ». Il me regarde alors avec des grands yeux, l’air de dire, mais d’où ça vient, on a pas idée de s’appeler comme ça ? Au bout d’une heure, voilà, c’est fait ! On espère maintenant qu’on obtiendra ce qu’on a demandé, réponse dans plusieurs semaines à Téhéran. L’après midi, j’irai seule visiter le superbe musée des cultures anatoliennes, Benoit restant cloué au lit.

Ça me permettra de gouter aux transports publics locaux. Enfin, public… à l’aller, je prends en effet un bus public, le N°143. Il faut une carte magnétique pour payer son trajet que je n’ai pas, bien entendu. Un vieux monsieur sort la sienne et me fait cadeau du trajet. On est chaque jour un peu plus émerveillés par la gentillesse des turcs ! Pour le retour, je vois arriver au loin le bus numéroté 143, mais il est tout customisé style « Jacky tunning » : autocollants en forme de flammes, ailerons, brillants par ci et par là et messages sur les ailes… Je me dis que les chauffeurs doivent avoir le droit de customiser leur bus… Et quand je rentre, plus question de carte, il y a une moquette rouge et un monsieur habillé en maitre d’hôtel se tient dans une petite guitoune pour vendre des tickets, tout en criant « dépêchez-vous », et on a à peine le temps de payer et de s’accrocher à une barre de plafond que le bus démarre à grande vitesse, slalomant entre les voitures ! J’ai quand même le temps de regarder la déco intérieure, on se croirait en boite de nuit. En fait, mon voisin m’explique que ce sont des bus privés qui empruntent le même nom de ligne que les publics et suivent le même itinéraire. Ils sont donc décorés au bon goût de leur propriétaire. Ok !

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Le lendemain, nous quittons Eko en nous promettant de revenir un jour pour profiter mieux d’Ankara ensemble et reprenons le bus pour rentrer à Denizli. Burak nous y attend. C’est lui qui nous héberge depuis quelques jours et gère la réception du nouvel appareil photo. Il fait son maximum pour nous aider et on lui doit une fière chandelle ! On restera chez lui jusqu’au mardi matin.

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On voyage comment déjà ? Ah oui, le vélo…

Ce matin là, on se lève à 4h30 car on compte prendre le bus de 6h30 à destination de Marmaris. Arrivés à la gare, le bus ne peut pas nous embarquer avec les vélos, on attend donc une autre compagnie, qui démarre à 8h30. Les bus turcs que nous avons pris jusqu’ici sont tous plus confortables et proposent plus de services à bord que notre vol Strasbourg-Izmir ! Chaque siège est équipé d’un petit écran (mais tout est en turc, logique), un stewart passe avec confiseries et boissons, les sièges sont bien rembourrés. Le stewart du jour est un petit jeune auquel on ne donne pas 18 ans. Il passe le trajet à remplir nos verres d’un soda gazeux dégueu à la mandarine dès qu’ils se vident et à nous donner des petits gâteaux, le tout en cachette sans qu’on ne demande rien. A la fin, on a atteint sans le chercher un tel niveau de complicité avec lui qu’il se cache à côté de nous pour finir « à la bouteille » ce qui reste du breuvage dégueu, allongé sur le siège, en nous lançant des clins d’oeil complices ! Au fur et à mesure qu’on s’approche de Marmaris, le ciel est de plus en en plus gris, puis on se retrouve sous la pluie. L’arrivée se fait sous des trombes d’eau et c’est trempés que nous atteignons l’office du tourisme pour nous renseigner sur l’existence de la route que l’on compte suivre dès aujourd’hui.

Même trempés, on sent bien la seconde douche froide : la petite route bucolique qui surplombe la mer à flan de montagne pour relier Marmaris à Dalyan est fermée, à cause d’une base militaire. On doit donc prendre la route principale, celle qui est bien passante, qui monte, oui oui, celle que l’on vient de descendre en bus… On est dégoutés ! Du coup, le départ sera pour demain, et on loue pour la journée un appart tout équipé pour 20€ la nuit. C’est vraiment l’avantage d’être hors saison, on trouve de bons logements pour un bon prix. On se satisfera de ce choix en entendant la pluie tomber toute la nuit. Quant à Marmaris, sa marina pour yachts, sa baie bouchée par l’accumulation de bateaux de location et de tours operator et ses bars de nuits pas encore tout à fait prêts à accueillir les fêtards de toute l’Europe ne nous laisserons pas un souvenir impérissable.

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Long is the road…

Le lendemain, comme prévu, la journée est ennuyante sur cette route au trafic dense.

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On arrivera quand même à s’extraire sur de petites routes à deux reprises. C’est à chaque fois un vrai plaisir, on découvre alors une Turquie plus rurale, plus « calme » aussi et très fleurie. On longe des champs d’orangers, de citronniers, on est entourés de lauriers et autres arbustes aux senteurs estivales. Bien loin donc du capharnaüm de la D400.

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En entendant gronder l’orage, on s’arrête devant un village et demandons dans un café si nous pouvons planter la tente dans le champ d’en face, qui borde une propriété ayant l’air abandonnée. Un homme appelle le propriétaire pour demander, c’est ok, et on pourra utiliser les toilettes du bar ! On passera une partie de la soirée à partager le çai, notamment avec un des habitants du village qui a vécu en Angleterre, dont le fils ainé y vit encore et est lui aussi parti pour un tour du monde. Quand les autres s’interrogent pour savoir avec quel argent on voyage, il leur répond qu’on a fait des choix, des économies, et que ça n’a pas du être facile parce que la vie est chère ! Ça fait plaisir d’être compris et de pouvoir faire comprendre que non, c’est pas parce qu’on est rentiers qu’on voyage… Le bar est occupé par ces messieurs qui jouent aux cartes et aux dominos jusque tard dans la nuit.

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La pluie nous arrose une bonne partie de la nuit l’humidité est forte, la tente tarde à sécher et le ciel est menaçant. On ne roulera donc que 30 km pour rejoindre Dalyan et s’y poser, en regardant de l’intérieur se déverser de temps à autre de fortes averses suivies de belles éclaircies.

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Un joli lac sur la route

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Les tombes lycéennes taillées dans la roche à Dalyan

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On est bien à l’hôtel…

On retrouve la D400 toute la journée aujourd’hui. La route alterne montées et descentes et on peut parfois profiter de quelques travaux pour avoir la route pour nous seuls. On aura même le droit à un conduit de tunnel complètement privatisé, car en travaux, nous évitant une belle ascension de plus de 100 mètres en 1 km. Mais globalement, à part la gentillesse des gens, cette route ne nous émeut pas beaucoup et on a du mal à se motiver.

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On fera étape à midi dans un village complètement huppé, bordé de marinas, qu’on croirait être un décor fictif de série mélo-dramatique de bourgeois à problèmes.

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Vers 17h, à quelques km de Fethiye, on quitte la D400 pour partir à la recherche d’un coin de bivouac isolé. La petite route que nous prenons au hasard nous mène tout droit sur une belle plage bordée d’une forêt, le bivouac de rêve ! A peine les maillots de bain enfilés, le tonnerre gronde et les éclairs déchirent le ciel, on se réfugie dans la tente et on n’en sortira que pour manger au coucher du soleil.

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Passer entre les gouttes… pour mettre les pieds dans l’eau glacée !

Aujourd’hui, nous visons Saklikent, pour sortir de la route principale et visiter cette gorge dont on dit qu’elle est impressionnante. La D400 avant et après Fethiye est abominable d’ennui et on est bien contents de prendre les petites routes en milieu d’après-midi ! 

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Grosses chaleurs et averses diluviennes s’enchainent tous les jours !

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Un çai offert par les employés de la station service en attendant que la pluie passe !

Avant ça, on a fait une pause dans un petit restaurant de bord de route où le papi nous a pris en photos environ 10 fois, sans qu’on s’en rende compte, pour les publier sur facebook. Il nous a montré, après-coup, et très fier de lui, cette splendide publication sous forme de reportage : Benoit et Alice arrivent dans le restau, oh, ils garent leurs vélos ! Oh, encore mieux, ils mangent ! Elle regarde encore une fois son portable pendant que lui lit le lonely planet ! Et là, ils rentrent à cause de la pluie ! Elle mange un Gozleme pendant qu’il se risque encore à manger du poulet ! Pour 6€ au total, on aura savouré un repas bien complet pour deux. On reprend des couleurs sur les petites routes de campagne de l’après-midi, malgré les up and down qui nous chauffent un peu les cuisses.

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Dès qu’on quitte la grande route, on borde les champs d’orangers et de citronniers…

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Arrivés à Saklikent, on se retrouve dans ce qui semble être un haut lieu du tourisme turc plutôt qu’un parc naturel. Mais comme on a de la chance, on atterrira dans un camping en construction dont les propriétaires nous inviteront gratuitement à passer la nuit. Ozgan et son ami, deux gendarmes dont on n’a pas compris s’ils travaillaient ici ou logeaient ici pendant la saison nous invitent à boire le thé et au final, nous font partager leur repas du soir.

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Au royaume des tracteurs, ils vont même en ville et prennent parfois les grandes routes, avec nous sur la bande d’arrêt d’urgence !

Ce matin, c’est encore un de ces matins où l’on fait n’importe quoi et où on finit par tout faire trainer. On décide d’aller visiter la grotte bien tardivement. C’est une entaille dans la roche longue de 18 km dans laquelle coule un torrent boueux argileux. Une plateforme en bois permet à tout à chacun de découvrir l’entrée de la gorge, puis seuls les plus téméraires et équipés (vous nous reconnaissez?) se lanceront dans son entraille puisqu’il faut traverser un courant gelé assez profond et ensuite évoluer entre eau glacée plus ou moins profonde et îlots de boue. C’est très joli, et à l’heure où nous nous sommes lancés nous étions tout seuls. Voyant l’heure tourner et de nouveaux visiteurs nous rejoindre, on décide de retourner sur nos pas et de reprendre le vélo. Il est déjà midi et on vise Kas à 60 km de là.

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En route, on s’arrêtera dans un tout petit village pour déjeuner, puis on rencontrera un nouveau cyclo-voyageur turc complètement déjanté ! On a roulé ensemble peut-être 30 minutes mais on a au moins tout autant de photos de nous ensemble et de vidéos dans tous les sens ! Quand nos routes se séparent, il nous offre deux coquilles de noix vides qu’il réuni en symbole de notre amour. Deux coquilles de noix vides… vive le symbole !

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Et enfin la côte Lycienne, tant attendue… et redoutée à la fois !

Les 10 derniers km sont particulièrement durs pour le moral, on a hâte d’arriver. Mais la route est enfin vraiment splendide et on prend plaisir à être en vélo pour profiter des couleurs de fin du jour. 

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Des cousines éloignées ?

A quelques km de l’arrivée, on fait encore face à une vilaine et inutile montée tortueuse aux forts pourcentages…

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J’en ai marre, je m’arrête pour enlever des épaisseurs et je me prends à rêver d’une banane, mon ventre crie famine. Enfin arrivée en haut de la pente, dégoulinante et épuisée, je retrouve Ben en conversation avec deux personnes. Un jeune couple s’est arrêté pour discuter et il nous propose… une banane ! Je dis oui avec les yeux de l’enfant qui vient d’assister à un tour de magie, et je peux vous assurer que c’était la meilleure de toute ma vie !

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On arrive enfin à Kas et on se pose dans le 1er camping croisé. Il y a des hamacs, on y sera bien pour notre journée de repos de demain. Avant d’attaquer les choses sérieuses. L’échauffement est terminé, les reliefs autour de Kas ne nous laissent aucun doute sur ce qui nous attend. La montagne, la vraie, est devant nous, et les journées vont être des successions de passage de cols et de descente jusqu’au niveau de la mer… Mais quelle bête nous a piqué, pourquoi s’infliger des choses pareilles ? Parce que souvent plus c’est difficile et plus c’est beau. J’espère que cette fois encore, l’adage se vérifiera !

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Point itinéraire :

Date Départ Arrivée Nb Km Temps sur le vélo D+ D- Remarques
27/04 – 03/05 Attente appareil photo à Denizli + Aller retour à Ankara pour visas

Bus pour Marmaris

04/05 Marmaris Dögusbelen 55 4h31 +551 -577
05/05 Dögusbelen Dalyan 37 2h33 79 87 La route qui passe au sud du lac est plus montagneuse mais sans doute plus jolie
06/05 Dalyan Plage avant Fethiye 54 4h36 +545 -575
07/05 Plage Saklikent 66 5h23 +557 -473 Dont 6 km AR pour aller faire des courses !
08/05 Saklikent Kas 65 5h08 +649 -748

10 réponses à “C’est reparti ! Deux transats sur la côte Lycienne, entre soleil d’été et giboulées de mai

  1. Yo les Transatos !
    Comment on suit votre blog en ce moment ! Ben, t’es trop beaugosse avec ton t-shirt bleu.
    On sera vraiment pas loin, on débarque à Kusadasi le 14 mai au soir ! Par contre, faut arrêter de prendre des bus sinon on arrivera jamais à vous choper !!
    Tenez-nous au courant pour votre parcours à venir.
    Fred

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    • Merhaba les panardos! Ben te retourne le compliment, et il kiffe ta veste rouge ! on sera pas loin, d’autant plus qu’on trainasse plus que prévu sur la côte, mer turquoise et soleil d’été pour bivouacs de rêve oblige! Je pense que le 14 on sera à Antalya puis on visera Konya puis la Cappadoce. Mais après ça, faudra bien qu’on prenne un bus pour avancer un peu vers Erzurum, sinon, à ce rythme là, on ira jamais en Iran… puisy sont trop bien les bus, y’a du soda à la clémentine à volonté quand même 😉Vous allez vers où après votre arrivée ?

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      • Bah on fera peut-être comme vous, on va étudier ça. ‘est bien tentant de longer n peu la côte avant d’aller crever de chaud dans les terres.
        Bonne route, on attend le prochain article

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  2. Très bien ce blog! Une Version féminine et clean-alsacienne qui complète bien la panardos macho-san antonnienne que j’ai le plaisir de suivre depuis gros téton. Je vais me régaler de comparer les récits. J’ai hâte de voir comment Fred va traiter le passage en benne du tunnel ou la baignade au milieu des étrons. Pour ce qui est des gargouillements d’estomac de Benoit subtilement évoqués sur un coin de transat, la je sais pour avoir révisé mon Pérou Puno by Fred et sa descro bérurienne de sa gastro suite à ingestion gourmande d’un filet d’alpaga de seconde main. Merci pour ces dépaysements et régalez vous bien, venardos .

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  3. Bon ce second mal de bide à l’air bcp plus bénin que le précédent, il doit encore pouvoir évacuer ses gazs par l’orifice prévu à cet effet 🙂
    Te connaissant Alice, je sens que chaque pause photo te frustre de ne pas avoir de vrai appareil, tu dois être pressé !
    La Turquie est plus jolie que je le pensais, m’enfin bon, en même temps tout les littoraux du monde doivent l’être 🙂
    Bisous du 44, un lendemain d’une journée apocalyptique ultra localisé sur St Naz’ / Trignac avec de la grêle en mode balles de ping-pong.

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    • J’ai mon nouvel appareil, moins d’une semaine après la casse de l’ancien. Ce qui me frustre aujourd’hui c’est de ne pas bien savoir maîtriser la bête ! Les photos ont été prises avec le nouveau 😉 la Turquie est splendide, les côtes mais pas que… Les gens aussi sont splendides. A inscrire dans ta to do list !

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